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	<title>1975 &#8211; Cahiers de critiques Musicales</title>
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	<description>Le Blog d&#039;OldClaude</description>
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	<title>1975 &#8211; Cahiers de critiques Musicales</title>
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		<title>Born To Run, Bruce Springsteen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jul 2018 20:41:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L&#8217;album Born To Run qui renferme cette chanson, cruciale pour la carrière de Bruce Springsteen, est le troisième de l&#8217;artiste. Les deux premiers ont connu un succès critique et, surtout commercial, mitigé, et Bruce sait bien que son avenir musical se joue avec cet album. Beaucoup d&#8217;argent et de temps ─ l&#8217;enregistrement de cette seule [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>L&#8217;album <em>Born To Run</em> qui renferme cette chanson, cruciale pour la carrière de Bruce Springsteen, est le troisième de l&#8217;artiste. Les deux premiers ont connu un succès critique et, surtout commercial, mitigé, et Bruce sait bien que son avenir musical se joue avec cet album.</p>
<p>Beaucoup d&#8217;argent et de temps ─ l&#8217;enregistrement de cette seule chanson, &#8220;Born To Run&#8221; va prendre 6 mois ! ─ vont être consacrés à ces huit chansons. Bruce a tout composé au piano, ce qui est inhabituel chez lui, et il souhaite une production qui lui permette enfin de toucher ce grand public, dont il rêve, quelque chose qui ressemblerait au &#8220;wall of sound&#8221; de Phil Spector. Et, de toutes façons, il ne sera, pendant de nombreuses années, pas content du résultat, malgré les efforts de son nouveau coproducteur, Jon Landau. Cependant, tout ce travail sera récompensé, et <em>Born To</em> <em>Run</em> obtiendra un succès critique et public de tout premier ordre, ce qui se traduira par des ventes colossales. Même la photo de pochette, où l&#8217;on voit Bruce, sa Fender en bandoulière, appuyé contre son saxophoniste, Clarence Clemons, deviendra iconique dans l&#8217;histoire de la musique rock.</p>
<p>Et &#8220;Born To Run&#8221; est, en effet, une chanson énorme, avec laquelle se forge la mythologie du Boss, Bruce Springsteen, porte-parole des &#8220;cols bleus &#8220;de l&#8217;Amérique, mal payés, mal considérés. Il élabore ainsi une musique proprement grandiose, faite pour être jouée devant des foules qui seront d&#8217;ailleurs toujours de plus en plus nombreuses et ferventes. Ces foules le suivront parce que Bruce ne triche pas, il parle de ce qu&#8217;il connaît, les Italiens et les Irlandais du New Jersey, la pauvreté, la famille, et le public lui saura gré de cette honnêteté et de son engagement social ou politique, du bon côté.</p>
<p>C&#8217;est le sens de &#8220;Born To Run&#8221;, chanson &#8220;bigger than life&#8221;, impressionnante, épique, qui cherche et trouve tout de suite cette dimension mythologique à laquelle Bruce lui-même aspire. Magnifique composition, avec cet inoubliable riff de guitare, le glockenspiel, le lyrisme exacerbé du saxophone de Clarence, et bien sûr, la voix de Bruce, dont on sait tout de suite qu&#8217;il est là pour tout vous donner. Le E-Street Band se constituera d&#8217;ailleurs pendant cet enregistrement, et l&#8217;on connaît l&#8217;importance de ce gang de superbes musiciens dont la fidélité est l&#8217;une des clés de la longévité du Boss.</p>
<p>Des esprits chagrins* ont pu dire qu&#8217;ils trouvaient que cette chanson était un peu &#8220;too much&#8221;, un peu trop remplie de couches d&#8217;instruments, d&#8217;effets, un peu trop pièce montée, au sens pâtissier du terme. Peut-être, mais ces quelques réserves ─ que Bruce a corrigées dans l&#8217;album suivant, l&#8217;extraordinaire <em>Darkness On The Edge Of Town</em> ─ ne suffisent pas à ternir l&#8217;éclat de &#8220;Born To Run&#8221; qui mérite bien sa place au firmament des chansons les plus emblématiques du siècle dernier.</p>
<p><iframe title="Bruce Springsteen - Born to Run (Official Video)" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/IxuThNgl3YA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Peut-être en suis-je un ?</p>
<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fborn-to-run-bruce-springsteen%2F&amp;linkname=Born%20To%20Run%2C%20Bruce%20Springsteen" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fborn-to-run-bruce-springsteen%2F&amp;linkname=Born%20To%20Run%2C%20Bruce%20Springsteen" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fborn-to-run-bruce-springsteen%2F&amp;linkname=Born%20To%20Run%2C%20Bruce%20Springsteen" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fborn-to-run-bruce-springsteen%2F&#038;title=Born%20To%20Run%2C%20Bruce%20Springsteen" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/born-to-run-bruce-springsteen/" data-a2a-title="Born To Run, Bruce Springsteen"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Just The Same, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 17:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Je vous avais très récemment fait part de mon émerveillement en face d&#8217;une chanson, la deuxième du septième album de Gentle Giant, Free Hand*. C&#8217;est avec la chanson qui ouvre l&#8217;album, &#8220;Just The Same&#8221;, que je vais poursuivre, aujourd&#8217;hui. On est, à l&#8217;évidence, dans un territoire rock. Gentle Giant, qui venait de terminer une tournée [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>Je vous avais très récemment fait part de mon émerveillement en face d&#8217;une chanson, la deuxième du septième album de Gentle Giant, <em>Free Hand</em>*. C&#8217;est avec la chanson qui ouvre l&#8217;album, &#8220;Just The Same&#8221;, que je vais poursuivre, aujourd&#8217;hui.</p>
<p>On est, à l&#8217;évidence, dans un territoire rock. Gentle Giant, qui venait de terminer une tournée américaine en compagnie de leurs amis de Jethro Tull, avaient été convaincus de signer chez Chrysalis Records, la compagnie de Chris Blackwell, et d&#8217;échapper ainsi à la très mauvaise expérience qu&#8217;ils connaissaient chez WWA.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que <em>Free Hand</em>, sans doute l&#8217;un des 3 meilleurs albums de Gentle Giant, est également l&#8217;un des plus accessibles pour le public américain, ce qui en fit leur plus grand succès commercial**.</p>
<p>Du rock, donc, avec ces claquements de doigts (<em>West Side Story</em> ?), et l&#8217;entrée successive du piano, de la guitare, puis des frères Shulman, voix, saxophone alto et basse monumentale***en avant. Du rock comme tout le monde, alors ? Non. Les musicologues avertis (ce que je ne suis pas) m&#8217;ont signalé que la métrique de &#8220;Just The Same&#8221; était assez particulière ; en effet, pendant les couplets, la basse et la batterie jouent en 6/4, pendant que le piano, la voix et la guitare jouent en 7/4. Et, bien sûr, tout le monde retombe sur ses pieds !</p>
<p>Mais rien n&#8217;est banal dans ce morceau, avec ce passage lent, dominé par la guitare et les claviers, la reprise sur un tempo rapide, le tout se concluant par une incroyable rupture rythmique marquée par des claquements de mains, quelques mesures avant que ça se termine avec les mêmes claquements de doigts qu&#8217;au début.</p>
<p>Et bravement, méprisant superbement la difficulté de l&#8217;entreprise, Gentle Giant n&#8217;a jamais hésité à inscrire &#8220;Just The Same&#8221; à son répertoire de scène, lors du second semestre 1975, comme vous pourrez le vérifier, en vous procurant les enregistrements publics existants****. Je viens même de trouver un slogan publicitaire pour Gentle Giant ─ qu&#8217;ils me pardonnent, car ils n&#8217;ont rien à voir avec un quelconque produit qu&#8217;il faudrait vendre ─ : « Gentle Giant, le seul groupe prog qui ne possède aucune date de péremption ! ». Je préfère dire, Gentle Giant, immarcescibles.</p>
<p><iframe title="Gentle Giant - Just The Same" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/o2Jgfr1fCgc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Voir ma chronique de &#8220;On Reflection&#8221;.</p>
<p>**N&#8217;exagérons rien ! <em>Free Hand</em> a navigué pendant quelques semaines autour de la 50ème place du Billboard américain.</p>
<p>***J&#8217;ai déjà écrit (&#8220;In A Glass House&#8221;) que Ray Shulman était l&#8217;un des plus grands bassistes anglais des 70&#8217;s ; quasiment l&#8217;égal de John Entwisle. Mais vous le chercherez en vain dans les nombreuses listes de &#8220;meilleurs bassistes de tous les temps&#8221; qui pullulent sur Internet. Le monde va ainsi ; il faut vous y faire.</p>
<p>****Comme vous le savez, je vous conseille particulièrement le double-cd <em>Totally</em> <em>Out Of The Woods-The BBC Sessions</em>, avec une version de septembre 1975.</p>
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<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fjust-the-same-gentle-giant%2F&amp;linkname=Just%20The%20Same%2C%20Gentle%20Giant" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fjust-the-same-gentle-giant%2F&amp;linkname=Just%20The%20Same%2C%20Gentle%20Giant" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fjust-the-same-gentle-giant%2F&amp;linkname=Just%20The%20Same%2C%20Gentle%20Giant" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fjust-the-same-gentle-giant%2F&#038;title=Just%20The%20Same%2C%20Gentle%20Giant" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/just-the-same-gentle-giant/" data-a2a-title="Just The Same, Gentle Giant"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>On Reflection, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 18:53:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Y eut-il jamais, dans toute l&#8217;histoire de la pop musique œuvre plus impressionnante, plus radicale, plus complexe, plus intimidante, plus tournoyante, plus libre, plus joyeuse, plus ancrée dans la tradition occidentale, mais plus rock, plus révolutionnaire, plus virtuose, plus nécessaire, mieux harmonisée, mieux composée, mieux jouée, mieux chantée, que ce faramineux &#8220;On Reflection&#8221;, pièce maîtresse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>Y eut-il jamais, dans toute l&#8217;histoire de la pop musique œuvre plus impressionnante, plus radicale, plus complexe, plus intimidante, plus tournoyante, plus libre, plus joyeuse, plus ancrée dans la tradition occidentale, mais plus rock, plus révolutionnaire, plus virtuose, plus nécessaire, mieux harmonisée, mieux composée, mieux jouée, mieux chantée, que ce faramineux &#8220;On Reflection&#8221;, pièce maîtresse du septième album de Gentle Giant, <em>Free Hand</em> ?</p>
<p><em>Free Hand</em> marque la fin de la collaboration entre WWA et le groupe ainsi que  la libération que représentait la signature avec Chrysalis, et beaucoup de chansons évoquent les désillusions de la vie de ces musiciens, y compris, sans doute, &#8220;On Reflection&#8221;, dont le texte parle de la fin d&#8217;une relation amoureuse. Comme toutes les autres chansons de ce disque, dont Gentle Giant a assuré la production, elle est signée par les frères Shulman et Kerry Minnear*.</p>
<p>Qui fait quoi, dans cette œuvre ? Derek Shulman chante, comme il se doit, mais, dans la section médiane, c&#8217;est Kerry Minnear qui devient voix soliste. Ray Shulman prend en charge la première voix, et Gary Green, la seconde. Ce dernier joue, bien sûr de la guitare électrique, mais aussi, au début, de la flûte à bec alto. Ray ajoute à la basse, une viole (mais, sur scène, ce sera un violon). John Weathers s&#8217;occupe de tous les instruments sur lesquels on tape : la batterie, mais également un triangle. Quant à Kerry, la liste des instruments qu&#8217;il pratique en studio, est remarquable : piano, céleste, orgue Hammond, clavecin, mini-Moog, glockenspiel, vibraphone**, marimba, timbales, harpe et violoncelle.</p>
<p>Je dois vous prévenir qu&#8217;il y a de quoi être un peu décontenancé, en écoutant pour la première fois &#8220;On Reflection&#8221;, car sa richesse ne se livre pas à la première écoute***. Cependant, vous reconnaîtrez facilement une ligne mélodique, exposée tout d&#8217;abord dans l&#8217;extraordinaire partie chantée du début, sur laquelle je reviendrai, mais que vous retrouverez tout au long du morceau, d&#8217;abord jouée sur des instruments acoustiques, et ensuite sur des instruments électriques ou électroniques. Cet effet de contraste revient, en fait, à enserrer une section médiane, prise sur un tempo lent, entre deux sections initiale et terminale, dont le tempo est rapide, tout en utilisant le même matériel mélodique.</p>
<p>Mais je vous sens impatients, car vous souhaitez que je revienne sur la magnifique polyphonie vocale qui ouvre &#8220;On Reflection&#8221;. Il y a, en effet, cinq lignes vocales différentes, écrites suivant les règles de la fugue. Oui, le grand Jean-Sébastien Bach serait à peine dépaysé par cette ouverture, même si le morceau ne se poursuit pas de cette manière, et se termine comme variation d&#8217;un canon****.</p>
<p>Il y aurait encore beaucoup à dire sur &#8220;On Reflection&#8221;, mais je crains de fatiguer le lecteur par des détails techniques ou musicologiques dont je ne suis pas certain de maîtriser tous les aspects. Je ne me lasse, en tout cas, jamais d&#8217;écouter &#8220;On Reflection&#8221;, de la même façon que les amateurs de musique classique peuvent revenir incessamment vers leurs œuvres de prédilection ; j&#8217;ose, en effet, la comparaison, au risque de me faire clouer au pilori, car il n&#8217;y a pas beaucoup d&#8217;autres exemples d&#8217;une telle ambition dans la musique rock.</p>
<p>Mais le plus étonnant est que cette ambition se poursuit devant un public, car Gentle Giant n&#8217;a jamais hésité, nonobstant la difficulté, pour inscrire &#8220;On Reflection&#8221; à son répertoire de scène. Je dois avouer que je ne me souviens plus s&#8217;ils l&#8217;ont joué lors du seul concert qu&#8217;ils ont donné à l&#8217;Olympia de Paris, le 29 novembre 1975, mais, en tout cas, je n&#8217;ai pas hésité à réécouter une bonne dizaine de versions d'&#8221;On Reflection&#8221; en public, et je m&#8217;en vais maintenant vous en dire quelques mots.</p>
<p>La structure d'&#8221;On Reflection&#8221; en public est assez différente de l&#8217;enregistrement en studio*****, car, en public, le morceau commençait par une partie instrumentale menée par la flûte à bec alto de Gary, accompagnée par le violon de Ray, le fameux violoncelle blanc de Kerry, et le vibraphone de John. Ensuite seulement, s&#8217;intercalait la polyphonie vocale à cinq voix, a cappella, toujours impeccablement réalisée, ce qui, à l&#8217;époque, et avec les systèmes d&#8217;amplification et de retours beaucoup moins performants et sophistiqués que de nos jours, était une sacrée performance. Le morceau se terminait par une partie rock instrumentale.</p>
<p>Passons donc rapidement sur deux versions qui auraient été excellentes si la qualité d&#8217;enregistrement avait été meilleure : le concert donné le 3 octobre 1975 à White Plains (NY) qui est sur <em>Endless Life. </em>On en trouve une version de bien meilleure qualité dans le coffret <em>Memories Of Old Days. </em>Le concert de novembre 1977 donné à Cleveland (OH) paru sur <em>The Missing Face</em> est également d&#8217;une piètre qualité sonore, et, là encore, il faut se tourner vers le coffret <em>Memories Of Old Days</em> pour que les choses s&#8217;améliorent.</p>
<p>Curieusement, le &#8220;On Reflection&#8221; qui figure sur <em>Playing The Fool</em>, le &#8220;live officiel&#8221; du groupe, enregistré à Düsseldorf le 23 septembre 1976, est très correct, mais on lui préférera les versions du 7 mars 1976 (Hgrpstem, New York) qu&#8217;on trouve sur <em>In&#8217;terview In Concert, </em>celle du Calderone Theater d&#8217;Hempstead, Long Island, NY enregistrée le 3 juillet 1976 (<em>Live At The Bicentennial</em>) et surtout les versions du 5 janvier 1978 filmée pour l&#8217;émission de la BBC &#8220;Sight &amp; Sound In Concert&#8221; au Golders Green Hippodrome, près de Londres ─ il s&#8217;agit de la vidéo YouTube dont je donne le lien dans cette chronique ─ et dont on trouve l&#8217;enregistrement dans le coffret <em>Memories Of</em> <em>Old Days, </em>ainsi d&#8217;ailleurs que sur le cd <em>Out Of The Fire.</em></p>
<p>Cependant, à mon avis, le meilleur enregistrement &#8220;live&#8221; est celui, réalisé dans les studios de la BBC le 16 septembre 1975, que vous trouverez sur l&#8217;indispensable <em>Totally Out Of The Woods</em>.</p>
<p>J&#8217;ai peut-être été un peu long, au goût de certains, mais je crois vraiment que ce &#8220;On Reflection&#8221; le mérite, et que Gentle Giant, probablement le groupe de &#8220;progressive rock&#8221; le plus important de son époque devrait également être reconnu comme l&#8217;un des groupes les plus importants de toute l&#8217;histoire de la musique moderne.</p>
<p><iframe title="Gentle Giant - On Reflection 1978 BBC [HQ]" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/z6WSLG5r-wE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Schématiquement, Derek écrivait les paroles, Ray et Kerry s&#8217;occupaient de la musique, Ray ayant appris à écrire &#8220;dans le style de Kerry&#8221;.</p>
<p>**Sur scène, ce sera John qui jouera du vibraphone.</p>
<p>***J&#8217;emprunte à mon ami Geir Hasnes une grande partie des notations musicologiques qui vont suivre, et qui ont été publiées à la fin du livre consacré au groupe par Paul Stump. Si cela vous intéresse, vous trouverez sur le site officiel de Gentle Giant la traduction française que j&#8217;en ai réalisée. http://www.blazemonger.com/w/images/b/bd/La_musique_de_gentle_giant.pdf</p>
<p>****Tout le monde a chanté &#8220;Frère Jacques&#8221; et sait ce qu&#8217;est un canon.</p>
<p>*****Je me réfère à la très bonne édition cd EMI/Alucard de 2009 de <em>Free Hand</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>A Heart Needs A Home, Richard Thompson</title>
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		<pubDate>Sat, 16 Jun 2018 20:39:22 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Folk]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette bouleversante chanson figure sur l&#8217;album Hokey Pokey qui est le deuxième qu&#8217;on peut attribuer conjointement à Richard et à son épouse Linda (née Peters), après le chef-d&#8217;œuvre inaugural, I Want To See The Bright Lights Tonight. Le couple signera en tout six albums, et il faut reconnaître que Hokey Pokey n&#8217;est pas une complète [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>Cette bouleversante chanson figure sur l&#8217;album <em>Hokey Pokey </em>qui est le deuxième qu&#8217;on peut attribuer conjointement à Richard et à son épouse Linda (née Peters), après le chef-d&#8217;œuvre inaugural, <em>I Want To See The Bright Lights Tonight. </em>Le couple signera en tout six albums, et il faut reconnaître que <em>Hokey Pokey</em> n&#8217;est pas une complète réussite*, ce qui s&#8217;explique par le fait que les Thompson étaient sur le point d&#8217;abandonner la musique pendant quelques années, pour rejoindre une communauté soufie.</p>
<p>Comme d&#8217;habitude, avec Richard ─ dont vous avez déjà pu lire sous ma plume que je le pare du titre de plus grand parolier anglais, ce qui n&#8217;est pas rien ─ il faut, bien entendu, attentivement scruter le texte de la chanson.</p>
<p>Richard était dans un grand désarroi ; et la maison dont avait besoin son cœur était celle qu&#8217;allait lui offrir Allah. Sauf que la chanson est essentiellement chantée par Linda, et assez merveilleusement, comme tout ce qu&#8217;elle interprète. On sait aujourd&#8217;hui que cette retraite à Maida Vale, dans cette communauté, n&#8217;a pas été une bonne expérience, pour elle. Regardez-la bien chanter, écoutez-la ; le &#8220;home&#8221; dont son cœur a besoin n&#8217;est pas le même que celui de Richard, et l&#8217;on pouvait déjà prévoir, à ce stade, comment tout cela allait finir, par la douloureuse séparation du couple, au moment de <em>Shoot Out The Lights. </em>Le seul &#8220;home&#8221; que le cœur de Linda attendait, c&#8217;était le cœur de Richard, son amour et sa protection. Voilà pourquoi cette chanson est une tragédie.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Richard &amp; Linda Thompson - A Heart Needs A Home" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/HqViJyweNV0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*&#8221;A Heart Needs A Home&#8221; et &#8220;Never Again&#8221; sont extraordinaires ; le reste est plus banal&#8230;</p>
<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fa-heart-needs-a-home-richard-thompson%2F&amp;linkname=A%20Heart%20Needs%20A%20Home%2C%20Richard%20Thompson" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fa-heart-needs-a-home-richard-thompson%2F&amp;linkname=A%20Heart%20Needs%20A%20Home%2C%20Richard%20Thompson" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fa-heart-needs-a-home-richard-thompson%2F&amp;linkname=A%20Heart%20Needs%20A%20Home%2C%20Richard%20Thompson" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fa-heart-needs-a-home-richard-thompson%2F&#038;title=A%20Heart%20Needs%20A%20Home%2C%20Richard%20Thompson" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/a-heart-needs-a-home-richard-thompson/" data-a2a-title="A Heart Needs A Home, Richard Thompson"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Dry Land, Joan Armatrading</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Jun 2018 16:06:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Pop]]></category>
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					<description><![CDATA[Si vous vous souvenez bien, ce ne sont pas moins de quatre chansons que j&#8217;ai choisies pour vous exprimer mon admiration pour le premier album de Joan Armatrading, Whatever&#8217;s For Us*. Mais pour son deuxième album studio, les choses avaient beaucoup changé, à commencer par la maison de disques, A&#38;M, qui avait décidé de miser [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>Si vous vous souvenez bien, ce ne sont pas moins de quatre chansons que j&#8217;ai choisies pour vous exprimer mon admiration pour le premier album de Joan Armatrading, <em>Whatever&#8217;s For Us*.</em></p>
<p>Mais pour son deuxième album studio, les choses avaient beaucoup changé, à commencer par la maison de disques, A&amp;M, qui avait décidé de miser sur Joan Armatrading. Fini le folk à la guitare ou au piano, place aux orchestrations sophistiquées, sous la houlette du producteur Pete Gage. La séparation d&#8217;avec Pam Nestor**avait perturbé Joan, qui se considérait plus comme une auteur-compositeur que comme une interprète. Elle ne voulait, par exemple, pas être prise en photo, et c&#8217;est la raison pour laquelle la pochette de <em>Back To The Night </em>la montre de profil, à contre-jour.</p>
<p>Toutes ces raisons, tout ce malaise, expliquent sans doute que j&#8217;ai choisi la chanson de <em>Back To The Night</em> qui est la plus proche de l&#8217;esprit du premier album.</p>
<p>&#8220;Dry Land&#8221; est, en effet encore conjointement signée par Pam Nestor et Joan, et, à part un peu de synthétiseur Moog, joué par le producteur, il s&#8217;agit simplement de Joan, s&#8217;accompagnant au piano.</p>
<p>Mais, voilà ! Une fois de plus, on se retrouve en face d&#8217;une mélodie dont la puissance et la beauté emportent tout sur leur passage, et il était inconcevable que ce &#8220;Dry Land&#8221; ne figurât pas ici, même s&#8217;il n&#8217;est pas représentatif de la direction que Joan se préparait à prendre. Il fut d&#8217;ailleurs choisi comme &#8220;single&#8221;. Une concurrente sérieuse au titre de &#8220;l&#8217;une des plus belles chansons jamais écrites&#8221; !</p>
<p><iframe loading="lazy" title="&#039;Dry Land&#039; by Joan Armatrading" width="768" height="432" src="https://www.youtube.com/embed/KobD7np9XBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*&#8221;Whatever&#8217;s For Us&#8221;, &#8220;My Family&#8221;, &#8220;It Could Have Been Better&#8221; et &#8220;Visionary Mountains&#8221;.</p>
<p>**Voir &#8220;My Family&#8221;.</p>
<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fdry-land-joan-armatrading%2F&amp;linkname=Dry%20Land%2C%20Joan%20Armatrading" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fdry-land-joan-armatrading%2F&amp;linkname=Dry%20Land%2C%20Joan%20Armatrading" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fdry-land-joan-armatrading%2F&amp;linkname=Dry%20Land%2C%20Joan%20Armatrading" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fdry-land-joan-armatrading%2F&#038;title=Dry%20Land%2C%20Joan%20Armatrading" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/dry-land-joan-armatrading/" data-a2a-title="Dry Land, Joan Armatrading"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>I&#8217;m Not In Love, 10cc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jun 2018 18:41:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Pop]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour écrire ce qui suit, j&#8217;ai commencé par lire une critique de François Gorin (Télérama) qui semble froncer le nez à propos de &#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221;, ne sachant pas très bien s&#8217;il convient de l&#8217;aimer ou de la détester, tant cette affaire de &#8220;slow de l&#8217;été 75&#8221; charrie des relents nauséabonds. Cher François, ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div><p>Pour écrire ce qui suit, j&#8217;ai commencé par lire une critique de François Gorin (Télérama) qui semble froncer le nez à propos de &#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221;, ne sachant pas très bien s&#8217;il convient de l&#8217;aimer ou de la détester, tant cette affaire de &#8220;slow de l&#8217;été 75&#8221; charrie des relents nauséabonds. Cher François, ne barguignons pas, il arrive ─ pardon, il arrivait ─ que les slows de l&#8217;été soient des chefs-d&#8217;œuvre*et &#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221; en est un. On a, évidemment, le droit de ne pas être d&#8217;accord, mais rappelez-vous que je suis ici pour donner mon opinion.</p>
<p>&#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221;, écrit par Eric Stewart et Graham Gouldman n&#8217;était pas fait, au départ, pour être édité en &#8220;single&#8221;**, car il s&#8217;agissait d&#8217;une chanson de plus de 6 minutes figurant sur le troisième album de 10cc***, <em>The Original Soundtrack</em>.</p>
<p>Le quatuor travaillant dans leur propre Strawberry Studio, a pu, pour ce titre en particulier, réaliser une sorte de prouesse technique et artistique. Je rappelle qu&#8217;à l&#8217;époque, ils travaillaient avec une console 16-pistes analogique, et Eric Stewart, voix soliste d&#8221;I&#8217;m Not In Love&#8221; décida d&#8217;enregistrer ses trois compères (Gouldman, Godley et Creme) chantant chacun «ahhh» 16 fois, pour chacune des 13 notes de la gamme chromatique, créant ainsi un chœur de 48 voix pour chaque note. Cela lui prit 3 semaines pour réaliser ces 624 enregistrements****. Lol Creme suggéra de fabriquer des boucles de bandes magnétiques, lesquelles permettraient de faire durer ces voix pendant tout le temps voulu. Eric fabriqua donc des boucles mesurant plus de 3,5 mètres, en bricolant un système de poulies fixées sur des pieds de micro.</p>
<p>La console fut utilisée comme un instrument de musique, et les quatre hommes se chargèrent de pousser ou tirer les contrôles sur la console, chaque boucle correspondant à une tranche de celle-ci.</p>
<p>Pour le reste on utilisa assez peu d&#8217;instruments ; Stewart jouait d&#8217;un piano électrique Fender Rhodes, le son de grosse caisse était joué au synthé Moog par Godley, Gouldman s&#8217;occupait des guitares, sur sa Gibson 335.</p>
<p>Godley insista pour ajouter certains éléments qui manquaient. C&#8217;est ainsi que la secrétaire du studio, Kathy Redfern fut recrutée pour murmurer dans le micro le célèbre « Be quiet, big boys don&#8217;t cry » qui préluda à un solo de Gouldman sur sa Rickenbacker basse. Et Kathy partit acheter une petite boîte à musique pour bébés, qu&#8217;on entend à la fin de la chanson.</p>
<p>&#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221; déclenche toujours chez moi le même type de sentiments que ce que j&#8217;éprouvais en 1975, cette impression de se lover dans une bulle protectrice, avec ces voix chaudes et enveloppantes, exquis préalable à toutes les possibilités régressives, ce qu&#8217;ont expérimenté les milliers de couples qui se sont formés, cet été-là, grâce à l&#8217;écrin sonore fabriqué par 10cc.</p>
<p>Cela dit, et puisque j&#8217;ai cité, en note, &#8220;A Whiter Shade Of Pale&#8221;, tube de l&#8217;été 1967, on peut dire que, de la même façon que chez Procol Harum, 10cc a fini par imploser à cause de &#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221;, de l&#8217;impact mondial de cette chanson qui a étouffé tout le reste de leur œuvre dont il faut retenir les quatre indispensables premiers albums.***</p>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=Ki78MK9JywE</p>
<p>*&#8221;Bridge Over Troubled Water&#8221;, &#8220;A Whiter Shade Of Pale&#8221;&#8230;</p>
<p>**Dans une version de 4 minutes que je boycotte systématiquement.</p>
<p>***Voir ma chronique de &#8220;Waterfall&#8221;.</p>
<p>****Je remercie Richard Buskin chez qui j&#8217;ai emprunté la plupart des détails techniques concernant &#8220;I&#8217;m Not In Love&#8221;.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Making of 10cc&#039;s &quot;I&#039;m Not in Love&quot;" width="768" height="432" src="https://www.youtube.com/embed/3oxe4mlsQos?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fim-not-in-love-10cc%2F&amp;linkname=I%E2%80%99m%20Not%20In%20Love%2C%2010cc" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fim-not-in-love-10cc%2F&amp;linkname=I%E2%80%99m%20Not%20In%20Love%2C%2010cc" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fim-not-in-love-10cc%2F&amp;linkname=I%E2%80%99m%20Not%20In%20Love%2C%2010cc" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fim-not-in-love-10cc%2F&#038;title=I%E2%80%99m%20Not%20In%20Love%2C%2010cc" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/im-not-in-love-10cc/" data-a2a-title="I’m Not In Love, 10cc"></a></p>]]></content:encoded>
					
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