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	<title>Prog Rock &#8211; Cahiers de critiques Musicales</title>
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	<description>Le Blog d&#039;OldClaude</description>
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	<title>Prog Rock &#8211; Cahiers de critiques Musicales</title>
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		<title>The Rake&#8217;s Song, The Decemberists</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 May 2019 07:50:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 2000]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[2009]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous savez déjà que j&#8217;aime beaucoup The Decemberists*, et leur cinquième album, The Hazards Of Love est celui que je préfère. Mais il est encore plus difficile qu&#8217;avec n&#8217;importe quel autre album de mettre en avant une chanson plutôt qu&#8217;une autre, car The Hazards Of Love, produit par le groupe et Tucker Martine, est une [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div>
<p>Vous savez déjà que j&#8217;aime beaucoup The Decemberists*, et
leur cinquième album, <em>The Hazards Of Love</em>
est celui que je préfère. Mais il est encore plus difficile qu&#8217;avec n&#8217;importe
quel autre album de mettre en avant une chanson plutôt qu&#8217;une autre, car <em>The Hazards Of Love, </em>produit par le
groupe et Tucker Martine, est une œuvre d&#8217;un seul tenant, le témoin d&#8217;un genre
qu&#8217;on croyait englouti depuis les années 70 du siècle dernier, l&#8217;opéra-rock,
même si l&#8217;album précédent, <em>The Crane Wife</em>,
présentait déjà une structure qui pouvait être un peu semblable.</p>



<p>J&#8217;en vois certains qui froncent les sourcils, et il faut bien
reconnaître que l&#8217;accueil critique qui a été fait à l&#8217;album fut mitigé. Trop
ambitieux, trop pompeux, mêlant des genres très différents, brassant des thèmes
musicaux récurrents, qui finissent par s&#8217;enchevêtrer, etc. Balivernes.</p>



<p>Il est vrai que <em>The
Hazards Of Love,</em> ses 17 plages, et son heure d&#8217;écoute ininterrompue, ne
s&#8217;apprivoise pas immédiatement, mais quand on accepte d&#8217;y consacrer le temps
nécessaire, je peux vous dire qu&#8217;on découvre une œuvre majeure.</p>



<p>Si le terme opéra-rock vous rebute, parlez de prog-folk et
les choses seront déjà plus faciles, d&#8217;autant que le livret raconte une
histoire cohérente que je vais essayer de vous résumer : Colin Meloy (chanteur
et guitariste du groupe) a trouvé le titre de son histoire à partir d&#8217;un EP
d&#8217;Anne Briggs.</p>



<p>La jeune Margaret (dont le rôle est chanté par Becky Stark,
du groupe Lavender Diamond) se promène dans une forêt boréale et y vient au
secours d&#8217;un faon blessé, lequel se transforme en un jeune homme, William
(interprété par Colin Meloy). Ils font l&#8217;amour. Quelques temps après, Margaret
apprend qu&#8217;elle est enceinte, et s&#8217;enfuit dans la forêt ; elle y retrouve
William qui lui avoue son amour, mais c&#8217;est sans compter avec la mère de ce
dernier, la Reine de la Forêt, (interprétée par Shara Worden de My Brightest Diamond)
jalouse et possessive. Elle rappelle à son fils son ingratitude, alors qu&#8217;il
fut sauvé, enfant, et pourvu de l&#8217;immortalité. Mais la Reine lui accorde tout
de même de passer une nuit avec Margaret, sous l&#8217;apparence d&#8217;un être humain. Il
devra, ensuite, se consacrer éternellement à sa mère.</p>



<p>Nous faisons ensuite connaissance avec un triste personnage,
The Rake (interprété également par Colin), un veuf coureur de jupons qui a tout
simplement tué ses trois enfants pour ne pas avoir à s&#8217;en occuper !</p>



<p>The Rake kidnappe Margaret, et la Reine trahit sa promesse à
William en permettant que The Rake viole Margaret ! Pour échapper à William, la
Reine sépare en deux bras un torrent furieux qu&#8217;il ne peut franchir, mais
William offre sa vie à qui lui permettra ce franchissement.</p>



<p>Le Rake jubile en entendant Margaret appeler William à
l&#8217;aide, et ce sont les fantômes des trois enfants assassinés qui viennent
contrecarrer les plans d&#8217;attaque de The Rake. William réussit à s&#8217;enfuir avec
Margaret, mais, en s&#8217;approchant du torrent, ils décident de s&#8217;unir à jamais, en
se noyant. Dans la mort, les &#8220;hazards of love&#8221; ne pourront plus les
atteindre.</p>



<p>L&#8217;ambition est donc au rendez-vous, et la musique est au
diapason, mêlant en effet les genres, les instruments, les voix, ménageant des
interludes instrumentaux, permettant à certains thèmes musicaux de revenir,
lesquels, comme dans tout opéra qui se respecte, caractérisent les différents
personnages.</p>



<p>Fidèle à une certaine ligne de conduite qui ne s&#8217;imposait pas ici, je vous ai mis un lien avec la vidéo de &#8220;The Rake&#8217;s Song&#8221;, mais, pour une fois, ne vous en servez pas ; procurez-vous <em>The Hazards Of Love</em> (vinyle, cd, téléchargement ou streaming) et écoutez-le d&#8217;une traite, du début à la fin, comme on écoute une œuvre musicale qui possède cette cohérence, et qui revendique une unité réfractaire au &#8220;saucissonnage&#8221; des playlists.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Decemberists - The Rake&#039;s Song" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/qM1NuFhXhgA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>*Voir &#8220;The Crane Wife, 1 &amp; 2&#8221;, &#8220;June
Hymn&#8221;, ainsi que leur collaboration sous le nom d&#8217;Offa Rex.</p>
<div class="ttr_end"></div><p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fthe-rakes-song-the-decemberists%2F&amp;linkname=The%20Rake%E2%80%99s%20Song%2C%20The%20Decemberists" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fthe-rakes-song-the-decemberists%2F&amp;linkname=The%20Rake%E2%80%99s%20Song%2C%20The%20Decemberists" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fthe-rakes-song-the-decemberists%2F&amp;linkname=The%20Rake%E2%80%99s%20Song%2C%20The%20Decemberists" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Fthe-rakes-song-the-decemberists%2F&#038;title=The%20Rake%E2%80%99s%20Song%2C%20The%20Decemberists" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/the-rakes-song-the-decemberists/" data-a2a-title="The Rake’s Song, The Decemberists"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Friends, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 08:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1978]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Les spécialistes s&#8217;esclaffent. Déjà, pour certains, s&#8217;intéresser à Gentle Giant est la marque d&#8217;un esprit compliqué, voire d&#8217;un manque de goût ; alors, s&#8217;intéresser à une chanson du onzième album studio de Gentle Giant, le mal-aimé Giant For A Day, c&#8217;est donner la preuve d&#8217;une bizarrerie pas très éloignée du sectarisme. Quand je vous aurais [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div>
<p>Les spécialistes s&#8217;esclaffent. Déjà, pour certains, s&#8217;intéresser à Gentle Giant est la marque d&#8217;un esprit compliqué, voire d&#8217;un manque de goût ; alors, s&#8217;intéresser à une chanson du onzième album studio de Gentle Giant, le mal-aimé <em>Giant For A Day</em>, c&#8217;est donner la preuve d&#8217;une bizarrerie pas très éloignée du sectarisme.</p>
<p>Quand je vous aurais dit que <em>Giant For A Day</em> est considéré comme étant le pire album du groupe, vous trouverez certainement que j&#8217;aggrave mon cas. Et il est vrai que le groupe avait purement et simplement abandonné les recherches musicales qui avaient fait sa réputation.</p>
<p>Mais voyez un peu le contexte ; le public de Gentle Giant s&#8217;évanouissait comme une peau de chagrin; le punk était triomphant, au point que l&#8217;année précédente, Vertigo (la maison de disques) avait sorti une compilation du groupe, <em>Pretentious</em>, sur laquelle le géant dessiné sur la pochette portait une épingle à nourrice au travers du nez ! Un concert dans l&#8217;Ontario fut annulé, faute de spectateurs. Genesis devenait le seul groupe &#8220;progressif&#8221; accepté. Le second cd du disque &#8220;live&#8221; <em>Out Of The Fire &#8211; The BBC Concerts</em> donne un exemple ─ très honorable, à mon avis ─ de ce que le groupe jouait à cette époque.</p>
<p><em>Giant For A Day</em> fut enregistré dans ce contexte, dans un obscur studio, à Battersea, au printemps, et sortit à l&#8217;automne, avec une assez bonne promotion, mais à un moment où tout le monde avait oublié GG. Pour vous donner une idée, entre décembre 1977 et mai 1980, Gentle Giant se produisit une seule et unique fois sur scène.</p>
<p>Derek Shulman, marié, vivait maintenant au Texas et commençait à s&#8217;intéresser à l&#8217;aspect commercial de l&#8217;industrie musicale, Kerry Minnear devenait papa et très chrétien.</p>
<p>Donc, pour en revenir à la musique, &#8220;Friends&#8221; est une très belle chanson folk, jouée à la guitare acoustique ; et une fois n&#8217;est pas coutume, c&#8217;est bien le batteur, John Weathers qui l&#8217;a composée, et qui la chante avec un talent certain. Rien que pour &#8220;Friends&#8221;, <em>Giant For A Day</em> mérite d&#8217;être sauvé, mais sur cet album dont je n&#8217;hésite pas à dire qu&#8217;il est un très bon album de pop-music, d&#8217;autres chansons méritent le détour : &#8220;Words From The Wise&#8221;, &#8220;Thank You&#8221; (splendide composition !), mais aussi &#8220;Spooky Boogie&#8221; et &#8220;It&#8217;s Only Goodbye&#8221;. Pas mal pour un album méprisé !</p>
<p><iframe title="GENTLE GIANT Giant For A Day 07  Friends" width="768" height="432" src="https://www.youtube.com/embed/jR5PK3Z--N4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="ttr_end"></div>
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		<title>For Nobody, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 07:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1977]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que même les grincheux qui n&#8217;aiment pas The Missing Piece sont obligés de reconnaître que la chanson chroniquée la semaine dernière* fait partie des grandes compositions de Gentle Giant, tout le monde tire à boulets rouges sur à peu près tout le reste du disque. Je ne dis pas que ces grincheux ont complètement [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div>
<p>Alors que même les grincheux qui n&#8217;aiment pas <em>The Missing Piece</em> sont obligés de reconnaître que la chanson chroniquée la semaine dernière* fait partie des grandes compositions de Gentle Giant, tout le monde tire à boulets rouges sur à peu près tout le reste du disque. Je ne dis pas que ces grincheux ont complètement tort, mais ils auraient été mieux inspirés de soutenir plus vigoureusement le groupe au temps de sa ─ très relative ─ splendeur commerciale. Pour le dire autrement, je ne pense pas que cet album soit mauvais, je pense qu&#8217;il est moins ambitieux, tout simplement parce que dans ce monde où la marchandisation de l&#8217;art atteint des sommets, il ne peut subsister d&#8217;ambition que soutenue par une réussite marchande.</p>
<p>J&#8217;ai donc, sans me lasser, écouté et réécouté &#8220;For Nobody&#8221;, en studio, ou sur scène**, et qu&#8217;ai-je entendu ? Un groupe sûr de lui, n&#8217;ayant abandonné aucun de ses &#8220;fondamentaux&#8221;, travaillant avec la même ardeur et la même science les métriques complexes qui les ont rendus fameux. Tous les musiciens jouent avec un engagement intact, et la voix impériale de Derek est bien là pour nous prouver que l&#8217;abdication n&#8217;est pas à l&#8217;ordre du jour.</p>
<p>Il existe un très beau coffret de Gentle Giant, <em>Scrapping The Barrel,</em> qui renferme des ébauches de &#8220;For Nobody&#8221;, des séances de travail dans le studio hollandais choisi pour l&#8217;enregistrement. La qualité et la complexité du travail de Kerry sont intactes, les lignes de basse de Ray sont toujours aussi impressionnantes, et John, à la batterie, à fort à faire pour respecter les rythmes toujours aussi complexes qu&#8217;on lui demande d&#8217;accompagner. Et puis il y a 35 secondes d&#8217;une piste vocale qui permet de faire ressortir les subtiles harmonies de Derek et Kerry. Tout simplement extraordinaire !</p>
<p><iframe title="Gentle Giant - For Nobody / Mountain Time" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/GJV6g29SiKg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Voir ma chronique de &#8220;Memories Of Old Days&#8221;.</p>
<p>**Chanceux que vous êtes ! La vidéo que j&#8217;ai choisie associe, à la suite de &#8220;For Nobody&#8221;, le non moins splendide &#8220;Mountain Time&#8221;.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<div class="ttr_end"></div>
<p><a class="a2a_button_facebook" href="https://www.addtoany.com/add_to/facebook?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Ffor-nobody-gentle-giant%2F&amp;linkname=For%20Nobody%2C%20Gentle%20Giant" title="Facebook" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_mastodon" href="https://www.addtoany.com/add_to/mastodon?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Ffor-nobody-gentle-giant%2F&amp;linkname=For%20Nobody%2C%20Gentle%20Giant" title="Mastodon" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_button_email" href="https://www.addtoany.com/add_to/email?linkurl=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Ffor-nobody-gentle-giant%2F&amp;linkname=For%20Nobody%2C%20Gentle%20Giant" title="Email" rel="nofollow noopener" target="_blank"></a><a class="a2a_dd addtoany_share_save addtoany_share" href="https://www.addtoany.com/share#url=https%3A%2F%2Fcahierscritiquesmusicales.com%2Fblog%2Ffor-nobody-gentle-giant%2F&#038;title=For%20Nobody%2C%20Gentle%20Giant" data-a2a-url="https://cahierscritiquesmusicales.com/blog/for-nobody-gentle-giant/" data-a2a-title="For Nobody, Gentle Giant"></a></p>]]></content:encoded>
					
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		<title>Memories Of Old Days, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Sep 2018 07:51:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1977]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Défendre The Missing Piece, neuvième album studio de Gentle Giant est une tâche difficile. Mais si nous étions encore en 1977, ce serait quasiment impossible. Même si, à cette époque, Derek Shulman avait accroché une épingle à nourrice en or à sa chemise, il était, à ce niveau-là, moins crédible que le Clash ou les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div>
<p>Défendre <em>The Missing Piece</em>, neuvième album studio de Gentle Giant est une tâche difficile. Mais si nous étions encore en 1977, ce serait quasiment impossible. Même si, à cette époque, Derek Shulman avait accroché une épingle à nourrice en or à sa chemise, il était, à ce niveau-là, moins crédible que le Clash ou les Sex Pistols. Je ne dirais certainement pas que le punk avait balayé le rock progressif, comme on l&#8217;entend parfois, mais il est vrai que les nouvelles conditions socio-économiques et politiques ne favorisaient plus la musique des &#8220;Trente Glorieuses&#8221;, et que l&#8217;âpreté du temps appelait un son plus brutal, plus &#8220;pauvre&#8221;, plus en phase avec ce que l&#8217;on commençait à désigner comme la &#8220;jungle urbaine&#8221;. Peace and Love était mort ; No Future était le mot d&#8217;ordre.</p>
<p>Gentle Giant avait remarqué qu&#8217;un groupe surnageait dans la tempête : Genesis. C&#8217;était, bien évidemment, au prix d&#8217;une simplification de son propos, en particulier après le départ de Peter Gabriel, mais la démarche n&#8217;avait pas échappé à nos amis.</p>
<p>Voilà pourquoi <em>The Missing Piece</em> est un album dans lequel la luxuriance de l&#8217;instrumentation et des arrangements n&#8217;est plus à l&#8217;ordre du jour ; quarante ans plus tard, nous pouvons nous permettre de le déplorer, mais en 1977, il fallait survivre. Le disque est donc assez rock ou pop (écoutez &#8220;Betcha Thought We Couldn&#8217;t Do It&#8221; !), surtout dans sa première partie, et ce n&#8217;est que dans la seconde partie que l&#8217;on retrouve un Gentle Giant plus traditionnel, quoique simplifié. Simplification qui n&#8217;empêche pas une qualité d&#8217;écriture inaltérée comme nous le prouve ce &#8220;Memories Of Old Days&#8221;.</p>
<p>L&#8217;orgue Hammond de Kerry introduit les guitares acoustiques de Gary Green, ainsi que la 12-cordes de Ray Shulman, avant l&#8217;exposition du thème par le synthétiseur ; toute cette introduction instrumentale occupe tout de même le premier tiers de cette chanson de 7 mn et 20 s. Puis Derek commence son chant, avec une profondeur émotionnelle qu&#8217;il avait rarement atteinte  jusque là, en même temps que rentre la basse de Ray, avec ce texte auquel je vous conseille de vous reporter, et qui idéalise le temps passé, le temps de l&#8217;enfance, d&#8217;une façon très touchante. La chanson est bien plus complexe qu&#8217;il n&#8217;y paraît, car ayant évoqué la simplification recherchée par Gentle Giant, il faut pourtant noter que l&#8217;instrumentation s&#8217;enrichit au fur et à mesure, même si le morceau ne comporte pas de batterie.</p>
<p>Je voudrais encore insister, avant de conclure sur la beauté de ce &#8220;Memories Of Old Days&#8221;, peut-être l&#8217;une des dix plus belles chansons de Gentle Giant. Ce n&#8217;est pas parce que <em>The Missing Piece</em> est mal-aimé, considéré comme un album mineur, ou pire, un album annonçant la régression et la mort de ce groupe unique dans toute l&#8217;histoire de la musique du XXème siècle, qu&#8217;il faut en conclure qu&#8217;il n&#8217;est pas digne d&#8217;être écouté. Même quand Gentle Giant fait de la pop toute simple et non plus, comme précédemment, sa musique progressive où se déploie une science de la fugue et du contrepoint, jamais portée aussi haut dans ce domaine musical, ces cinq musiciens continuent à planer largement au-dessus de leurs contemporains.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Gentle Giant -  Memories of Old Days 1978" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/C2E2nGvre5g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Just The Same, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 17:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Je vous avais très récemment fait part de mon émerveillement en face d&#8217;une chanson, la deuxième du septième album de Gentle Giant, Free Hand*. C&#8217;est avec la chanson qui ouvre l&#8217;album, &#8220;Just The Same&#8221;, que je vais poursuivre, aujourd&#8217;hui. On est, à l&#8217;évidence, dans un territoire rock. Gentle Giant, qui venait de terminer une tournée [&#8230;]]]></description>
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<p>Je vous avais très récemment fait part de mon émerveillement en face d&#8217;une chanson, la deuxième du septième album de Gentle Giant, <em>Free Hand</em>*. C&#8217;est avec la chanson qui ouvre l&#8217;album, &#8220;Just The Same&#8221;, que je vais poursuivre, aujourd&#8217;hui.</p>
<p>On est, à l&#8217;évidence, dans un territoire rock. Gentle Giant, qui venait de terminer une tournée américaine en compagnie de leurs amis de Jethro Tull, avaient été convaincus de signer chez Chrysalis Records, la compagnie de Chris Blackwell, et d&#8217;échapper ainsi à la très mauvaise expérience qu&#8217;ils connaissaient chez WWA.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que <em>Free Hand</em>, sans doute l&#8217;un des 3 meilleurs albums de Gentle Giant, est également l&#8217;un des plus accessibles pour le public américain, ce qui en fit leur plus grand succès commercial**.</p>
<p>Du rock, donc, avec ces claquements de doigts (<em>West Side Story</em> ?), et l&#8217;entrée successive du piano, de la guitare, puis des frères Shulman, voix, saxophone alto et basse monumentale***en avant. Du rock comme tout le monde, alors ? Non. Les musicologues avertis (ce que je ne suis pas) m&#8217;ont signalé que la métrique de &#8220;Just The Same&#8221; était assez particulière ; en effet, pendant les couplets, la basse et la batterie jouent en 6/4, pendant que le piano, la voix et la guitare jouent en 7/4. Et, bien sûr, tout le monde retombe sur ses pieds !</p>
<p>Mais rien n&#8217;est banal dans ce morceau, avec ce passage lent, dominé par la guitare et les claviers, la reprise sur un tempo rapide, le tout se concluant par une incroyable rupture rythmique marquée par des claquements de mains, quelques mesures avant que ça se termine avec les mêmes claquements de doigts qu&#8217;au début.</p>
<p>Et bravement, méprisant superbement la difficulté de l&#8217;entreprise, Gentle Giant n&#8217;a jamais hésité à inscrire &#8220;Just The Same&#8221; à son répertoire de scène, lors du second semestre 1975, comme vous pourrez le vérifier, en vous procurant les enregistrements publics existants****. Je viens même de trouver un slogan publicitaire pour Gentle Giant ─ qu&#8217;ils me pardonnent, car ils n&#8217;ont rien à voir avec un quelconque produit qu&#8217;il faudrait vendre ─ : « Gentle Giant, le seul groupe prog qui ne possède aucune date de péremption ! ». Je préfère dire, Gentle Giant, immarcescibles.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Gentle Giant - Just The Same" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/o2Jgfr1fCgc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Voir ma chronique de &#8220;On Reflection&#8221;.</p>
<p>**N&#8217;exagérons rien ! <em>Free Hand</em> a navigué pendant quelques semaines autour de la 50ème place du Billboard américain.</p>
<p>***J&#8217;ai déjà écrit (&#8220;In A Glass House&#8221;) que Ray Shulman était l&#8217;un des plus grands bassistes anglais des 70&#8217;s ; quasiment l&#8217;égal de John Entwisle. Mais vous le chercherez en vain dans les nombreuses listes de &#8220;meilleurs bassistes de tous les temps&#8221; qui pullulent sur Internet. Le monde va ainsi ; il faut vous y faire.</p>
<p>****Comme vous le savez, je vous conseille particulièrement le double-cd <em>Totally</em> <em>Out Of The Woods-The BBC Sessions</em>, avec une version de septembre 1975.</p>
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		<title>On Reflection, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 18:53:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1975]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Y eut-il jamais, dans toute l&#8217;histoire de la pop musique œuvre plus impressionnante, plus radicale, plus complexe, plus intimidante, plus tournoyante, plus libre, plus joyeuse, plus ancrée dans la tradition occidentale, mais plus rock, plus révolutionnaire, plus virtuose, plus nécessaire, mieux harmonisée, mieux composée, mieux jouée, mieux chantée, que ce faramineux &#8220;On Reflection&#8221;, pièce maîtresse [&#8230;]]]></description>
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<p>Y eut-il jamais, dans toute l&#8217;histoire de la pop musique œuvre plus impressionnante, plus radicale, plus complexe, plus intimidante, plus tournoyante, plus libre, plus joyeuse, plus ancrée dans la tradition occidentale, mais plus rock, plus révolutionnaire, plus virtuose, plus nécessaire, mieux harmonisée, mieux composée, mieux jouée, mieux chantée, que ce faramineux &#8220;On Reflection&#8221;, pièce maîtresse du septième album de Gentle Giant, <em>Free Hand</em> ?</p>
<p><em>Free Hand</em> marque la fin de la collaboration entre WWA et le groupe ainsi que  la libération que représentait la signature avec Chrysalis, et beaucoup de chansons évoquent les désillusions de la vie de ces musiciens, y compris, sans doute, &#8220;On Reflection&#8221;, dont le texte parle de la fin d&#8217;une relation amoureuse. Comme toutes les autres chansons de ce disque, dont Gentle Giant a assuré la production, elle est signée par les frères Shulman et Kerry Minnear*.</p>
<p>Qui fait quoi, dans cette œuvre ? Derek Shulman chante, comme il se doit, mais, dans la section médiane, c&#8217;est Kerry Minnear qui devient voix soliste. Ray Shulman prend en charge la première voix, et Gary Green, la seconde. Ce dernier joue, bien sûr de la guitare électrique, mais aussi, au début, de la flûte à bec alto. Ray ajoute à la basse, une viole (mais, sur scène, ce sera un violon). John Weathers s&#8217;occupe de tous les instruments sur lesquels on tape : la batterie, mais également un triangle. Quant à Kerry, la liste des instruments qu&#8217;il pratique en studio, est remarquable : piano, céleste, orgue Hammond, clavecin, mini-Moog, glockenspiel, vibraphone**, marimba, timbales, harpe et violoncelle.</p>
<p>Je dois vous prévenir qu&#8217;il y a de quoi être un peu décontenancé, en écoutant pour la première fois &#8220;On Reflection&#8221;, car sa richesse ne se livre pas à la première écoute***. Cependant, vous reconnaîtrez facilement une ligne mélodique, exposée tout d&#8217;abord dans l&#8217;extraordinaire partie chantée du début, sur laquelle je reviendrai, mais que vous retrouverez tout au long du morceau, d&#8217;abord jouée sur des instruments acoustiques, et ensuite sur des instruments électriques ou électroniques. Cet effet de contraste revient, en fait, à enserrer une section médiane, prise sur un tempo lent, entre deux sections initiale et terminale, dont le tempo est rapide, tout en utilisant le même matériel mélodique.</p>
<p>Mais je vous sens impatients, car vous souhaitez que je revienne sur la magnifique polyphonie vocale qui ouvre &#8220;On Reflection&#8221;. Il y a, en effet, cinq lignes vocales différentes, écrites suivant les règles de la fugue. Oui, le grand Jean-Sébastien Bach serait à peine dépaysé par cette ouverture, même si le morceau ne se poursuit pas de cette manière, et se termine comme variation d&#8217;un canon****.</p>
<p>Il y aurait encore beaucoup à dire sur &#8220;On Reflection&#8221;, mais je crains de fatiguer le lecteur par des détails techniques ou musicologiques dont je ne suis pas certain de maîtriser tous les aspects. Je ne me lasse, en tout cas, jamais d&#8217;écouter &#8220;On Reflection&#8221;, de la même façon que les amateurs de musique classique peuvent revenir incessamment vers leurs œuvres de prédilection ; j&#8217;ose, en effet, la comparaison, au risque de me faire clouer au pilori, car il n&#8217;y a pas beaucoup d&#8217;autres exemples d&#8217;une telle ambition dans la musique rock.</p>
<p>Mais le plus étonnant est que cette ambition se poursuit devant un public, car Gentle Giant n&#8217;a jamais hésité, nonobstant la difficulté, pour inscrire &#8220;On Reflection&#8221; à son répertoire de scène. Je dois avouer que je ne me souviens plus s&#8217;ils l&#8217;ont joué lors du seul concert qu&#8217;ils ont donné à l&#8217;Olympia de Paris, le 29 novembre 1975, mais, en tout cas, je n&#8217;ai pas hésité à réécouter une bonne dizaine de versions d'&#8221;On Reflection&#8221; en public, et je m&#8217;en vais maintenant vous en dire quelques mots.</p>
<p>La structure d'&#8221;On Reflection&#8221; en public est assez différente de l&#8217;enregistrement en studio*****, car, en public, le morceau commençait par une partie instrumentale menée par la flûte à bec alto de Gary, accompagnée par le violon de Ray, le fameux violoncelle blanc de Kerry, et le vibraphone de John. Ensuite seulement, s&#8217;intercalait la polyphonie vocale à cinq voix, a cappella, toujours impeccablement réalisée, ce qui, à l&#8217;époque, et avec les systèmes d&#8217;amplification et de retours beaucoup moins performants et sophistiqués que de nos jours, était une sacrée performance. Le morceau se terminait par une partie rock instrumentale.</p>
<p>Passons donc rapidement sur deux versions qui auraient été excellentes si la qualité d&#8217;enregistrement avait été meilleure : le concert donné le 3 octobre 1975 à White Plains (NY) qui est sur <em>Endless Life. </em>On en trouve une version de bien meilleure qualité dans le coffret <em>Memories Of Old Days. </em>Le concert de novembre 1977 donné à Cleveland (OH) paru sur <em>The Missing Face</em> est également d&#8217;une piètre qualité sonore, et, là encore, il faut se tourner vers le coffret <em>Memories Of Old Days</em> pour que les choses s&#8217;améliorent.</p>
<p>Curieusement, le &#8220;On Reflection&#8221; qui figure sur <em>Playing The Fool</em>, le &#8220;live officiel&#8221; du groupe, enregistré à Düsseldorf le 23 septembre 1976, est très correct, mais on lui préférera les versions du 7 mars 1976 (Hgrpstem, New York) qu&#8217;on trouve sur <em>In&#8217;terview In Concert, </em>celle du Calderone Theater d&#8217;Hempstead, Long Island, NY enregistrée le 3 juillet 1976 (<em>Live At The Bicentennial</em>) et surtout les versions du 5 janvier 1978 filmée pour l&#8217;émission de la BBC &#8220;Sight &amp; Sound In Concert&#8221; au Golders Green Hippodrome, près de Londres ─ il s&#8217;agit de la vidéo YouTube dont je donne le lien dans cette chronique ─ et dont on trouve l&#8217;enregistrement dans le coffret <em>Memories Of</em> <em>Old Days, </em>ainsi d&#8217;ailleurs que sur le cd <em>Out Of The Fire.</em></p>
<p>Cependant, à mon avis, le meilleur enregistrement &#8220;live&#8221; est celui, réalisé dans les studios de la BBC le 16 septembre 1975, que vous trouverez sur l&#8217;indispensable <em>Totally Out Of The Woods</em>.</p>
<p>J&#8217;ai peut-être été un peu long, au goût de certains, mais je crois vraiment que ce &#8220;On Reflection&#8221; le mérite, et que Gentle Giant, probablement le groupe de &#8220;progressive rock&#8221; le plus important de son époque devrait également être reconnu comme l&#8217;un des groupes les plus importants de toute l&#8217;histoire de la musique moderne.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Gentle Giant - On Reflection 1978 BBC [HQ]" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/z6WSLG5r-wE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>*Schématiquement, Derek écrivait les paroles, Ray et Kerry s&#8217;occupaient de la musique, Ray ayant appris à écrire &#8220;dans le style de Kerry&#8221;.</p>
<p>**Sur scène, ce sera John qui jouera du vibraphone.</p>
<p>***J&#8217;emprunte à mon ami Geir Hasnes une grande partie des notations musicologiques qui vont suivre, et qui ont été publiées à la fin du livre consacré au groupe par Paul Stump. Si cela vous intéresse, vous trouverez sur le site officiel de Gentle Giant la traduction française que j&#8217;en ai réalisée. http://www.blazemonger.com/w/images/b/bd/La_musique_de_gentle_giant.pdf</p>
<p>****Tout le monde a chanté &#8220;Frère Jacques&#8221; et sait ce qu&#8217;est un canon.</p>
<p>*****Je me réfère à la très bonne édition cd EMI/Alucard de 2009 de <em>Free Hand</em>.</p>
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		<title>Knots, Gentle Giant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Dec 2017 17:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1972]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[Évidemment, la première fois que vous posez &#8220;Octopus&#8221; sur votre platine et que vous arrivez à la plage nommée &#8220;Knots&#8221;, vous vous grattez le cuir chevelu en signe de perplexité. &#8220;Octopus&#8221; est le quatrième album de Gentle Giant*, le premier dans lequel apparaît le batteur John Weathers, le dernier dans lequel joue Phil Shulman (qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="ttr_start"></div>
<p>Évidemment, la première fois que vous posez &#8220;Octopus&#8221; sur votre platine et que vous arrivez à la plage nommée &#8220;Knots&#8221;, vous vous grattez le cuir chevelu en signe de perplexité.</p>
<p>&#8220;Octopus&#8221; est le quatrième album de Gentle Giant*, le premier dans lequel apparaît le batteur John Weathers, le dernier dans lequel joue Phil Shulman (qui intervient dans &#8220;Knots&#8221; en chantant et en jouant du saxophone ténor). Pourquoi &#8220;Octopus&#8221; ? Parce que octo (huit) opus (œuvres), le nombre de plages sur l&#8217;album.</p>
<p>Vous êtes perplexes, parce que, en 1972, et même aujourd&#8217;hui, vous n&#8217;avez jamais entendu un morceau de pop musique qui commence par quatre voix différentes qui chantent &#8220;a capella&#8221; suivant les règles du contrepoint**.</p>
<p>Quelques notes de xylophone, ponctuées par le saxo de Phil et le violon de Ray et hop ! ça recommence, sauf que ce n&#8217;est plus la même chose ; et une autre ponctuation xylo-saxo-violon, soulignée par la batterie de John, et un troisième motif vocal, encore légèrement différent, avec le son aigrelet du violon, et le xylophone, à chaque mesure.</p>
<p>Et ça continue à changer, avec l&#8217;entrée en scène des claviers de Kerry et de la batterie, qui consent à nous indiquer qu&#8217;on évolue quand même dans le domaine de la musique pop, mais avec toujours les voix, derrière, qui continuent à explorer l&#8217;inédit. La batterie s&#8217;arrête, et commence un petit dialogue piano-xylophone, plutôt atonal, qui achève de nous perdre.</p>
<p>Ah ! Le rock revient avec la guitare de Gary, et cet accord de piano dont le martèlement nous fournit d&#8217;indispensables repères. Maintenant, les instruments dialoguent avec les voix, et tout le monde se réunit pour un final qui nous permet également de nous y retrouver.</p>
<p>Mais, qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que ces gens qui oublient qu&#8217;une chanson, c&#8217;est des couplets et un refrain, et puis, basta !!?</p>
<p>Ces gens, je vais redire leurs noms, car ils sont inoubliables, ce sont les plus grands créateurs de musique de cette décennie. Le fait qu&#8217;ils aient eu un succès d&#8217;estime en Angleterre (et un peu en Italie) est déjà pour moi une source d&#8217;étonnement. Le reste du monde les a ignorés, malgré leur touchant et vain acharnement à conquérir l&#8217;Amérique. Saluez, s&#8217;il vous plaît, Gary Green, John Weathers, Kerry Minnear, et les frères Shulman, Phil, Ray et Derek.</p>
<p>J&#8217;entends des voix qui s&#8217;élèvent : « Mais cette musique est compliquée ; on ne peut pas la chantonner sous la douche, on ne peut pas danser. À quoi ça sert, tout ça ?».</p>
<p>D&#8217;abord, je voudrais faire un sort à cet adjectif, &#8220;compliqué&#8221;. La musique de Gentle Giant est aussi simple et simplement mémorisable que la musique des grands compositeurs des siècles passés, pour une raison qui tient uniquement à la qualité et donc à la rigueur du processus de composition. La musique est un Art, mais c&#8217;est également une Science, assez proche des Mathématiques, et ce qu&#8217;on ne retient pas en Musique, c&#8217;est ce qui ne se soumet pas à cette indispensable rigueur, dont J.-S. Bach nous a montré la fécondité.</p>
<p>Gentle Giant a publié une douzaine d&#8217;albums pendant la décennie de son existence, dont au moins la moitié doit figurer dans votre discothèque. Je n&#8217;ai aucun problème pour connaître par cœur les morceaux les plus marquants de cette discographie, même s&#8217;il m&#8217;a fallu un certain nombre d&#8217;écoutes pour cela. Grâces en soient rendues au travail, à la sensibilité et à l&#8217;intelligence de ces musiciens.</p>
<p>Mais il s&#8217;agissait bien d&#8217;un groupe de rock. Visionnez des extraits de concerts de Gentle Giant. Ils savaient créer l&#8217;excitation et la dynamique propres à cette musique. Soyez-en certains : nous n&#8217;en aurons jamais terminé avec Gentle Giant.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Gentle Giant - Knots &amp; Octopus Features - Live 1974" width="768" height="576" src="https://www.youtube.com/embed/mI8dBOIuG9I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p>_______________________________________</p>
<p>*voir ma première chronique consacrée à GG : &#8220;Prologue&#8221;.</p>
<p>**En <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Musique">musique</a>, le <strong>contrepoint rigoureux</strong> (souvent appelé <strong>contrepoint</strong>) est une forme d&#8217;écriture musicale qui trouve ses origines avec la polyphonie du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Polyphonie">Moyen Âge</a> et qui consiste en la superposition organisée de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lodie_(succession_de_hauteurs)">lignes mélodiques</a> distinctes. (Wikipédia)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Thick As A Brick, Jethro Tull</title>
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		<dc:creator><![CDATA[OldClaude]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jul 2017 19:41:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Années 70]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[1972]]></category>
		<category><![CDATA[Prog Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Rock]]></category>
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					<description><![CDATA[43 minutes et 50 secondes. C&#8217;est le temps que dure ce &#8220;Thick As A Brick&#8221;* de Jethro Tull, leur 5ème album, qui occupait, à l&#8217;origine les deux faces d&#8217;un 33 t. Ian Anderson, leader et compositeur de Jethro Tull avait en tête de réaliser « la mère de tous les albums de rock progressif ». [&#8230;]]]></description>
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<p>43 minutes et 50 secondes. C&#8217;est le temps que dure ce &#8220;Thick As A Brick&#8221;* de Jethro Tull, leur 5ème album, qui occupait, à l&#8217;origine les deux faces d&#8217;un 33 t.</p>
<p>Ian Anderson, leader et compositeur de Jethro Tull avait en tête de réaliser « la mère de tous les albums de rock progressif ». L&#8217;histoire est celle du jeune Gerald Bostock, âgé de 8 ans, qui gagne un concours de poésie, mais qui après avoir dit un gros mot à la télévision, se voit déclassé au profit d&#8217;une petite fille, &#8220;pétrie de valeurs chrétiennes&#8221;.</p>
<p>Cette façon d&#8217;aborder les choses est très inspirée par les Monty Python, tout comme l&#8217;est la fameuse pochette du 33 t. qui reproduit, sur 12 pages, un journal local, &#8220;The St-Cleve Chronicle &amp; Linwell Advertiser&#8221;, relatant toute l&#8217;histoire du jeune Bostock, ainsi qu&#8217;une pseudo-critique du disque lui-même ! Tout cela peut se résumer par une critique acerbe de la société britannique, de son système scolaire et de sa morale rétrograde.</p>
<p>Ian Anderson se taille la part du lion, assurant le chant, avec sa voix nasillarde mais très juste, la flûte, bien évidemment, la guitare acoustique, mais également la mandoline, le violon, le saxophone et la trompette ! Martin Barre est à la guitare électrique, avec l&#8217;élégance qu&#8217;on lui connaît. John Evan s&#8217;occupe du piano et de l&#8217;orgue Hammond. Le petit nouveau, Barriemore Barlow est à la batterie, aux percussions et aux timbales. Jeffrey Hammond est à la basse. Les arrangements de cordes et de cuivres sont assurés par David Palmer.</p>
<p>La musique, une des plus grandes réussites de Ian Anderson, mêle avec beaucoup de brio le hard-rock, la folk music anglaise, et quelques influences classiques.</p>
<p>Il ne faut pas s&#8217;effaroucher de la longueur de cette œuvre, car, si l&#8217;on écoute bien, la Part. 1 est une suite de 5 morceaux qui s&#8217;enchaînent très habilement, alors que la Part. 2 peut être subdivisée en 4  morceaux**.</p>
<p>Si vous devez vous procurer &#8220;Thick As A Brick&#8221;, essayez de dénicher la version remasterisée par Steven Wilson, car aucun lien YouTube ne vous permettra d&#8217;accéder à l&#8217;intégralité de cette œuvre que l&#8217;excellent magazine britannique Prog classe au 8ème rang des plus grands morceaux que ce style a produit. Et mon classement personnel serait sans doute encore meilleur !</p>
<p>__________________________________________________________________</p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Constantia;">*qu&#8217;on peut traduire par &#8220;Bête comme ses pieds&#8221;</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-family: Constantia;">**&#8221;Thick As A Brick&#8221; sur l&#8217;édition cd du 40ème anniversaire, est d&#8217;ailleurs subdivisé en 8 plages.</span></p>
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