C’était un après-midi, à Nellcôte. Keith Richards venait d’apprendre qu’Anita Pallenberg était enceinte. Il composa cette chanson d’euphorie et d’optimisme malgré le fait de ne pas pouvoir garder un sou en poche. Mais l’important c’est : « I need a love to keep me happy ».

Il y avait donc dans le sous-sol de Nellcôte, avec Keith, Bobby Keys et Jimmy Miller.

Keith commença donc, comme de bien entendu avec sa guitare accordée en accord ouvert de Sol majeur, à jouer le fameux riff, avec un bottleneck. Puis il ajouta une guitare rythmique, ainsi que la basse, et devinez quoi….la voix soliste ! Keith et ses cinq paquets de cigarettes par jour ! Ça n’était pas arrivé depuis « You Got The Silver »* ! Bobby Keys agitait des maracas, et Jimmy Miller était sur le siège du batteur. Tout fut bouclé en 4 heures, et le reste fut mis en place pendant le 1er trimestre 1972 aux Sunset Sound Studios de Los Angeles. Le reste c’était le piano de Nicky Hopkins, la trompette de Jim Price, la guitare de Mick Taylor, la voix de Keith, peaufinée, et celle de Jagger, choriste de luxe.

Il ne fait aucun doute que « Happy » est le « moment de bravoure » de Keith, et puis, maintenant, ça permet à Jagger d’aller boire un coup. C’est pour ça qu’on a l’embarras du choix pour trouver des versions en public de « Happy » ; par exemple sur le DVD « Ladies And Gentlemen », sur le disque « Love You Live » qui présente la version enregistrée aux Abattoirs de Paris le 5 juin 1976**.

On trouve également « Happy » sur la compilation « Made In The Shade » (1975), sur « Forty Licks » (2002), sur « Live Licks » (2004), etc.

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*sur « Let It Bleed » (1969).

**Personnellement, j’ai assisté au concert de la veille, mais vous n’en avez rien à faire et vous avez raison.

 

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