Cette chronique risque furieusement de ressembler à celle que j’ai écrite à propos d’un des titres-phare* de l’album sorti en 1990, The House Of Love (sorti chez Fontana, avec le papillon sur la pochette). Cet album est, pour moi, tout à fait essentiel, d’une part, de par sa qualité, mais d’autre part car il m’a servi de porte d’entrée dans ce royaume de la musique indépendante, des petits labels pas toujours bien distribués, des tirages confidentiels, de l’innovation, de l’expérimentation, et des concerts devant 30 spectateurs.

Comme vous le savez également, c’est à ce moment-là que j’ai appris que The House Of Love avait eu une première vie, commencée en 1986 et marquée par la sortie du single « Shine On » en 1987, le départ de leur guitariste-chanteuse allemande, et la sortie de leur premier album, chez Creation, également nommé The House Of Love.

C’est donc une chanson qui ne figure que sur ce premier album que j’ai choisie. « Loneliness Is A Gun » est une jolie ballade, seulement accompagnée par une guitare acoustique en « picking ». C’est bien sûr Andrea Heukamp, déjà partie du groupe, mais appelée à la rescousse pour l’élaboration de l’album, qu’on entend chanter derrière Guy Chadwick. C’est léger, délicat, sensible. Dommage que l’alcool et les drogues, largement absorbés par Chadwick aient ensuite détruit ce groupe, l’un des plus talentueux de cette charnière 80’s-90’s.

Je rappelle que leur résurrection de 2003, liée à la réconciliation de Chadwick et Bickers, nous a donné un très bel album, She Paints Words In Red **(2012). Les grands groupes ne meurent jamais complètement.

*Voir ma chronique de « Shine On ».

**Voir ma chronique « Low Black Clouds ».

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