Je vous ai raconté, dans une récente chronique*, dans quelles circonstances j’ai appris à connaître et à aimer ce style musical particulier qui synthétisait les traditions vocales américaines et le legs de la British Invasion du milieu des années 60, particulièrement l’apport des Beatles d’avant Revolver, et les guitares des Who d’avant Tommy. Il est vrai que dans cette fin des 70’s, je ne connaissais pas et ne pouvait donc pas mesurer l’influence majeure de Big Star sur la structuration de ce courant musical. Mais, au-delà de toutes ces références, le Shades In Bed des Records brillait de l’éclat unique des chefs-d’œuvre, par sa manière d’affirmer la primauté d’une tradition musicale dont l’excellence ne pouvait être ternie par la vague punk et ses excès.

« Up All Night », pour citer le batteur Will Birch, « pourrait être une chanson datant des sessions qui ont donné naissance à Revolver» (The Beatles – 1966). On y entend les claviers de Ian Gibbons, et c’est John Wicks qui s’occupe de toutes les voix. Les guitares, très présentes, et dont le son est bien caractéristique de cette fin des 70’s, viennent accompagner une mélodie qui aurait pu surgir 15 ans plus tôt, avec une recherche sur les harmonies vocales dont vous savez déjà qu’elle va me permettre d’évoquer les Beach Boys. Déjà deux grandes chansons sur Shades In Bed, et ce n’est pas fini !

Voir « Affection Rejected »

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