Le 5 février 2018, j’étais au Cabaret Sauvage, à Paris, pour assister au concert des Américains francophones, Nada Surf. Vous savez, depuis la chronique que je leur ai déjà consacrée*qu’il s’agit de l’un de mes groupes préférés, dans la lignée de Big Star et des Posies. Ces jeunes gens ont beau être maintenant quinquagénaires, ils ont tenu la scène pendant trois heures. Le trio initial (Matthew Caws, chant, guitare ; Daniel Lorca, basse, chant ; Ira Elliot, batterie, chant) s’est vu augmenté du guitariste soliste Doug Gillard, ancien de Guided By Voices, et, pour cette tournée, du claviériste texan Louie Lino.

Le concert s’est tout naturellement conclu par une interprétation déchaînée de “Blankest Year”, l’une de leurs plus célèbres chansons, tirée de leur album The Weight Is A Gift.

Comment d’ailleurs résister à l’introduction d’Ira à la batterie, à la voix haut perchée de Matthews, à ce riff construit en accords sur la guitare ? Les voix harmonisent et se répondent, comme il se doit. Nada Surf est l’un des rares groupes dont les membres fondateurs ─ le groupe s’est formé en 1993 ─ travaillent toujours ensemble, à ce jour, et la façon dont ils s’étreignent et se congratulent à la fin de leur show fait plaisir à voir. Nada Surf est un groupe heureux de faire de la musique, ensemble, et de rendre leur public également heureux. Voilà une chose éminemment précieuse.

*”Bye, Bye, Beauté”

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