Nous avions déjà rencontrés le Suédois Emil Svanängen, à ses débuts*, et je l’avais qualifié de « petit maître », tout en louant son originalité, et sa façon très personnelle de produire une musique associant l’acoustique et l’électronique.

En 2005, il enregistre cet album, Loney, Noir qui passe autant inaperçu que les précédents, mais qui, par bonheur, attire l’attention de Sub Pop Records en 2007, qui le distribue aux USA. C’est ainsi que le monde entier fera connaissance avec cette pop dont l’un des meilleurs exemples est ce « Carrying A Stone ». La musique d’Emil s’articule autour d’une note fondamentale à partir de laquelle tournoie une mélodie qui ne lésine pas sur la répétitivité pour produire son effet. En outre, Loney Dear travaille beaucoup sur la dynamique de ses chansons avec l’entrée progressive de tous les instruments qui conduit à un fortissimo final. Il y a là un effet que je nommerais bien « extatique », même si ces montées sont assez courantes dans la musique pop.

Même si, sur scène, le résultat est parfois approximatif, le travail en studio permet à ces pop-songs d’acquérir une vraie personnalité et de faire de Loney Dear un acteur indispensable de la scène pop mondiale.

*Voir ma chronique « Ignorant Boy, Beautiful Girl »

Print Friendly, PDF & Email