« Celeste » est une incroyable chanson, qui termine l’album « Sunshine Superman ». Si on vous demande, un jour, un exemple d’une chanson « psychédélique » des années 60, n’hésitez pas, c’est « Celeste » qu’il faut faire écouter au curieux.

Je n’ai jamais réussi à déterminer et à nommer tous les instruments qui interviennent pour nourrir cette étonnante nappe instrumentale qu’est la musique enregistrée ici et qui serpente autour d’une mélodie qui passe allègrement du mineur au majeur, et inversement, avec une réjouissante liberté. Il y a une basse ; il y a un clavecin ;  il y a un sitar ; il y a un violon électrique ; il y a des cordes à foison* ; des instruments à vent non répertoriés ; des guitares. Et puis, tiens ! Pourquoi les paroles de la chanson ne citent-elles, à aucun moment, ce prénom de Celeste qui lui donne son titre ?** Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que l’instrument qui joue la mélodie, vers la fin avec ce son de clochettes, s’appelle un…célesta.

Et par dessus ce chef-d’œuvre de musique baroque***, il y a Donovan, qui chante légèrement différemment, avec une voix un peu plus porteuse de hargne ou de colère ; c’est assez subtil, mais c’est ce que j’entends. Et les paroles, elles-mêmes, abandonnant les habituelles images de l’imaginaire donovanien, développent une sorte de confession que je vais vous laisser découvrir. Mais il faut se souvenir, qu’à cette époque, Donovan se languissait de Linda…

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*Ou du Mellotron

**Donovan nommera sa fille Astrella Celeste.

***Oui, je sais. On réserve habituellement le terme de musique baroque à un style de musique très éloigné de celui de Donovan.

 

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