Que deviendrions-nous sans les Posies ? Jon Auer et Ken Stringfellow maintiennent, contre vents et marées, et depuis la fin des années 80, le flambeau de la pop à guitares.

Amazing Disgrace, produit par Nick Launay, est leur quatrième album, et, outre Jon et Ken, le groupe comprenait, à l’époque, Joe Skyward à la basse et Brian Young (futur Fountains Of Wayne) à la batterie.

“Daily Mutilation” est le morceau d’ouverture de l’album, et occupe de ce fait la position idéale pour nous renseigner sur ce qui va suivre. Et, croyez-moi, ça déménage !

Comme souvent dans le style powerpop que j’affectionne particulièrement, on ajoute les ingrédients de la sauce les uns après les autres ; la guitare d’abord qui, férocement grattée, donne la tonalité et le tempo ; la voix de Jon, puis la batterie, et c’est enfin l’explosion avec l’arrivée simultanée de la basse et de Ken, lequel donne toute la puissance de sa voix et de sa guitare. Tout est mené pied au plancher pendant les 4 minutes 15 de la chanson, et c’est assez réjouissant, d’autant que “Daily Mutilation” est bien écrite, bien jouée, bien produite, avec une batterie qui ne laisse aucune seconde de répit. C’est ce qu’on lui demande, si l’on en juge par l’excitation qui gagne le public, comme vous pourrez le constater sur les différentes prestations live du groupe.

Si vous aimez la musique dynamique, authentique, directe, pas frelatée, sans additifs, parfois un peu bruyante, vous aimerez les Posies et “Daily Mutilation”.

*Voir les deux chroniques consacrées à des chansons de l’album Blood/Candy, “Notion 99”, “Cleopatra Street” et “For The Ashes”.

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