Voilà encore une chronique qui risque d’être embarrassante. Mais c’est entièrement de ma faute. Comme vous le savez, et par rapport à une sorte d’honnêteté intellectuelle (hum…), j’avais décidé que je n’apporterais aucune correction à la liste du petit millier de chansons qui forment la matière de ce blog. Je les avais choisies à un moment de ma vie ; même si je me reconnais le droit de changer, d’évoluer, j’avais présumé que, même 30 ans plus tard, il pouvait rester quelque chose de l’enthousiasme qui m’avait poussé à m’attacher à une chanson. En d’autres termes il me semblait intéressant de faire aussi ce retour sur moi à travers les chansons, qui, à un moment ou à un autre, ont mobilisé mes émotions.

Je vais donc chercher, sur mes étagères ce « King Of America », 10ème album d’Elvis Costello, l’un de ceux qui s’est le plus vendu, l’un de ses meilleurs, d’après les connaisseurs, un album qu’il avait, contrairement à ses habitudes, enregistré avec la crème des musiciens de Los Angeles, sous la direction de T-Bone Burnett.

En même temps, je me souviens que c’est vers cette époque que j’ai totalement cessé de m’intéresser à Elvis Costello, dont les deux premiers albums, sortis en pleine période punk, m’avaient enthousiasmé.

J’écoute assez distraitement « King Of America ». Bon, un disque d’americana, assez banal, sans être mauvais, par un chanteur anglo-irlandais. Et « Little Palaces » ? Je crois que la mandoline a dû me plaire. Mais, il faut que je l’avoue, au risque d’augmenter dans de grandes proportions le nombre de mes ennemis et celui des annulations d’abonnement de ce blog, je crois que je ne supporte plus la voix d’Elvis Costello. Voilà la raison majeure de mon rejet de « Little Palaces ». Cela dit, vous avez le droit de trouver ça bien, et pour une chronique que je ne voulais plus faire, j’ai quand même réussi à en écrire une page…Je suis mûr pour le journalisme !

 

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