Il est vrai que ce n’est qu’assez récemment que j’ai pris conscience de l’importance et de l’intérêt de Midnight Oil.*Et c’est donc avec vingt ans de retard que j’ai écouté leur dixième et avant-dernier album studio, Redneck Wonderland, qui s’ouvre avec cette passionnante chanson-titre.

En fait, comme beaucoup de gens, je ne connaissais de Midnight Oil que le très fameux Diesel And Dust (1987) et on peut très agréablement constater que le groupe a fait appel, pour la production de Redneck Wonderland, à Warne Livesey, qui avait donc produit Diesel And Dust.

On est à la fin des années 90, et il y a forcément un peu plus d’électronique dans cet album que dans Diesel And Dust, mais la qualité, croyez-moi, est la même.

« Redneck Wonderland », que l’on doit à la collaboration du « claviers » et guitariste Jim Moginie avec le batteur Rob Hirst commence justement par des petits bidouillages électroniques, juste avant que ne déboule un surpuissant riff de guitare, digne de Led Zeppelin, qui laisse rapidement la place au chant de Peter Garrett, et à ses préoccupations sociales et écologiques bien connues. Toute la chanson est bâtie sur ce dialogue entre Garrett et les guitares de Moginie et Martin Rotsey, renforcées par le superbe bassiste qu’est Bones Hillman.

J’insiste sur ce riff grandiose, l’un des plus emblématiques de toute l’histoire du rock et qui explique que « Redneck Wonderland » soit devenu l’un des morceaux que le groupe affectionne particulièrement de jouer en public. Un dernier mot pour vous dire, ce qui n’étonnera personne, que Redneck Wonderland, à part en Australie, s’est très peu vendu.

*Voir mes chroniques « Now Or Never Land » et « Sometimes ».

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