« The Bauhaus Chair » est la chanson la plus courte de ce très court mais essentiel album des Nits, dont j’ai déjà souligné l’intérêt et la qualité*. Il s’agit ici de documenter la rencontre entre deux anciens partenaires amoureux, et le seul aveu que la pudeur de l’un des deux lui fait admettre, c’est : « La chaise Bauhaus me manque ».

Et il est vrai que la pudeur est une qualité emblématique des Nits, eux qui n’ont jamais participé au « grand cirque du rock n’ roll », se contentant de faire la plus belle musique qui soit, dans la plus grande discrétion.

C’est toujours la voix tendre et posée de Henk Hofstede qui est au centre de cette chanson, Robert Jan Stips, Joke Geraets et Rob Kloet lui apportant un indéfectible soutien, et, puisque c’est la nostalgie de l’amour enfui qui est évoquée, c’est bien ce sentiment qui court tout du long des mots que chante Henk, avec une puissance qui ne doit qu’à l’interprétation, qu’à l’instrumentation, dominée par les claviers, le violoncelle timide de Joke, les percussions légères de Rob.

Quand je vois une chaise manifestement inspirée par le mouvement Bauhaus, je ne peux m’empêcher de penser aux Nits.

*voir ma chronique, « The Train »

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