“Hello darkness, my old friend”. Que puis-je vous dire sur cette chanson qui n’ait été dit ? Rien, bien sûr; et vous trouverez sur Wikipédia tout ce qu’il faut en savoir. Je rappelle simplement que, figurant sur le 1er album du duo, “Wednesday Morning, 3 A. M.”, elle n’a connu aucun succès, l’album ne s’étant initialement vendu qu’à 2 000 exemplaires. Il s’agit, évidemment de la version originale, avec 2 guitares acoustiques et 1 contrebasse. Dégoûtés, les deux se séparent, Artie reste à New York, Paul part à Londres.
L’année suivante, leur producteur, Tom Wilson, sans les prévenir, réenregistre les pistes instrumentales (2 guitares électriques, basse, batterie), et, la mode étant au folk-rock, à la manière des Byrds, The Sounds Of Silence fait un carton, national, puis mondial, même si P. Simon se déclare horrifié après avoir entendu la version “électrique” (qu’on trouvera donc sur le second album du duo, promptement reformé, “Sounds Of Silence”). Ça a été repris par des dizaines d’artistes, mais, à mon avis, le seul qui soit à la hauteur d’Art et Paul, c’est James Blake ; vous trouverez ça sur YouTube.
Deux réflexions, pour conclure : tout d’abord, en 1964, le public était au moins aussi sourd qu’il l’est aujourd’hui, en ignorant superbement (deux mille exemplaires !!!) une merveille comme The Sounds Of Silence. Ensuite, au-delà des paroles, certes, pas inintéressantes, ce titre est la preuve qu’une chanson inoubliable, c’est premièrement, une mélodie, deuxièmement, une mélodie, troisièmement, une mélodie. Fermez le ban.

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Ceux qui me suivent auront noté que j’ai déjà évoqué “The Sounds Of Silence” dans ma chronique du “All Delighted People” de Sufjan Stevens.

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