C’est avec ce troisième album de Skunk Anansie, Post Orgasmic Chill, que j’ai commencé à m’éloigner de Skin, Ace, Cass et Mark Richardson. Et pourtant, en réécoutant cet album, vingt ans plus tard, j’ai du mal à comprendre ce rejet : l’album est d’un excellent niveau, bénéficiant de la production d’Andy Wallace. Je crois, tout simplement, que ma vie personnelle demandait, à ce moment-là, une musique plus apaisée. D’ailleurs, ceux qui me suivent savent bien que je me suis réconcilié avec Skunk Anansie, même si la passion n’est plus au rendez-vous.

Quoi qu’il en soit, c’est, en effet, peu de temps après la sortie de Post Orgasmic Chill*, que le groupe s’est disloqué, laissant Skin commencer une carrière solo sur laquelle il vaut mieux jeter un voile pudique.

Mais « Tracy’s Flaw » est un sacrément bon morceau ! Parfaitement composé, avec ce qu’il faut de violons et de pathos pour favoriser le rapprochement des corps (un slow, quoi !), et surtout, permettant, une fois de plus de se demander pourquoi Skin n’est jamais reconnue comme l’une des plus grandes chanteuses britanniques. Il y a là des mystères qui dépassent l’entendement. Mais, il paraît que des goûts et des couleurs…

*Titre magnifiquement choisi !

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