Neal Casal est à la tête d’une œuvre déjà conséquente, puisque “Sweeten The Distance” est déjà son dixième album, alors qu’il était auparavant le guitariste des Cardinals de Ryan Adams. Je ne connais pas l’intégralité de ce qu’il a fait, mais je me suis laissé dire que cet album est l’un de ses plus aboutis. Grâces en soient rendues à la production très fine de Thom Monahan, qui respecte parfaitement la subtilité et la douceur qui émanent de la voix et des compositions de Neal.
Aucune embardée progressiste* ne vient rompre ce disque d’americana qui trouve ses racines dans une tradition qui remonte à Buffalo Springfield, aux Eagles et aux Byrds.
Neal Casal nous dit qu’il a pris son temps pour élaborer ces chansons, et cela s’entend. Tout est donc suave (mais certainement pas mièvre) ici, et en particulier ce “Angel And You’re Mine” qui clôt le disque.
L’orchestration fait la part belle à l’orgue Hammond, et surtout à une pedal steel qui est entre les mains de son partenaire John Graboff. La voix de Neal est douce et chargée d’émotion. Voilà qui me donne très envie de compléter ma connaissance un peu lacunaire de Neal Casal.


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*disque garanti sans synthétiseurs.

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