Je crois que c’est avec cette chanson que je suis véritablement tombé « amoureux » d’Anna Ternheim. Les guillemets sont de rigueur car cet amour est artistique, musical, émotionnel, peut-être teinté de sensualité, mais exempt de tout désir sexuel, tant la blonde Suédoise m’apporte du bonheur par la seule magie de son timbre de voix et de ses superbes compositions.

« Black Sunday Afternoon » est une chanson sombre, chantée par Anna d’une voix blanche et impérieuse. Elle clôt son quatrième (ou troisième) album, Leaving On A Mayday, produit par Björn Yttling. Je crois, sans en être certain*, qu’elle fait référence à ce qu’on a appelé, aux USA, le « Black Sunday ». Il s’agit de ce Dimanche 14 avril 1935 au cours duquel une gigantesque tempête de sable s’étirant sur près de 1 500km frappa les High Plains de l’Oklahoma et du Texas dévastant tout sur son passage, et plongeant ces régions dans une obscurité impénétrable.

Quoi qu’il en soit, on découvrait avec cette chanson (et avec tout Leaving On A Mayday) une autre facette de la Suédoise, plus dépouillée, plus rude, capable de pervertir (pour la meilleure cause) l’idiome folk traditionnel. J’ai appris, depuis, qu’Anna est une grande admiratrice de Nick Cave, et, effectivement, on ne la voyait pas chanter des bluettes toute sa vie !

CREME

*Je vous en prie, si mon interprétation n’est pas la bonne, ne me laissez pas dans l’ignorance !

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