Vous connaissez depuis longtemps*mon affection pour le groupe de Toronto, The Nines, et spécialement pour son leader, le très talentueux auteur-compositeur-instrumentiste-chanteur, Steve Eggers. Il est réconfortant de savoir que The Nines est toujours en activité, puisque le dernier album du groupe date de 2017, mais je vais aujourd’hui m’intéresser au tout premier album des Nines, Wonderworld Of Colourful, dont Eggers dit assez injustement qu’il s’agissait d’un “brouillon”. Je peux vous assurer que beaucoup de musiciens seraient pourtant très fiers de présenter au monde ce genre de “brouillon”, comme en témoigne ce très abouti “Days And Days” que j’ai choisi de vous présenter.

À cette époque, Steve, chanteur, pianiste et bassiste, était entouré de Sam Tallo à la guitare et de Aaron Nielsen à la batterie. Sur ce titre, le guitariste original, Andrew Webb, vient leur prêter main forte, de même que Davey Headon, à la “slide guitar”.

Il est amusant que je n’aie pas ajouté Andy Partridge à cette liste de collaborateurs, car, si vous écoutez bien “Days And Days”, on pourrait penser qu’il s’agit d’une chanson non publiée issue des séances de Skylarking (1986) de XTC !

Je mets en avant cette parenté, d’abord, pour indiquer à quel niveau de qualité on se situe, ensuite, pour souligner le caractère intemporel de cette chanson, qui respecte scrupuleusement les canons du style powerpop, enfin pour affirmer que Steve Eggers, loin d’être un suiveur, fait partie des grands créateurs de la musique pop. Je n’ai pas fini de vous parler de The Nines !

*Voir mes chroniques de “Orange Of Summer”, “My Only One”, “Too Far From Home”.

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