Comme vous le savez, Jesse Sykes, auteure-compositrice-interprète basée à Seattle, fait partie des artistes dont je suis la carrière depuis l’origine*, et ce qu’elle a fait en compagnie de Phil Wandscher, son partenaire principal au sein de The Sweet Hereafter, ne m’a jamais déçu. Le duo est complété par Anne Marie Ruljancich au violon alto, Bill Herzog à la basse et le nouveau batteur, Eric Eagle.

Une confirmation m’en est donnée par ce troisième album, leur troisième, Like, Love, Lust & The Open Halls of the Soul, qui s’ouvre avec ce très beau « Eisenhower Moon ».

Je m’en voudrais de ne pas vous dire un mot de cet album qui sort un peu du registre country/americana qui caractérisait ses productions précédentes pour aborder les terrains, moins balisés pour Jesse, de la soul ou du blues. C’est le fidèle Tucker Martine qui s’occupe de la production, et qui construit un écrin idéal pour la voix de Jesse ─ qui fait un peu penser à celle de Marianne Faithfull ─ , laquelle, il faut le souligner, est distribuée par le label français Fargo Records.

« Eisenhower Moon » mêle les deux guitares de Jesse et de Phil, au service d’une mélodie très travaillée, introduite et soutenue tout du long par l’harmonica de Phil. La production est inventive et un peu plus sophistiquée que ce que l’on trouve habituellement dans la country. Il serait dommage que vous passiez à côté de Jesse Sykes.

*Voir ma chronique de « Reckless Burning ».

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