Me souvenant de ce splendide concert qu’elle avait donné à Paris le 31 octobre 2008, je me demandais, en écoutant son dernier album, Mental Illness, son neuvième, produit par Paul Bryan, pour quelle raison Aimee Mann n’était pas plus célébrée en Europe, et en France, en particulier*. Question un peu stupide, je le reconnais, mais qui se pose avec encore plus d’acuité quand on a pris la peine de faire connaissance avec Mental Illness.

Aimee Mann s’y confronte à la folie de ses contemporains, et c’est certainement son album le plus triste, le plus dépressif et, dans son instrumentation, le plus acoustique.

Le très joli « Goose Snow Cone » qui a été choisi comme « single » en est une parfaite illustration : des percussions discrètes, des cordes magnifiques ─ oui, de vrais violons, altos et violoncelles ! ─ et la voix et la guitare acoustique d’Aimee déroulent cette chanson à propos de la maladie et de la guérison du chat d’une de ses amies, Goose**.

Je me fiche, d’habitude, des récompenses et distinctions, mais le « Grammy Award » qu’a reçu Mental Illness est vraiment mérité.

* Voir ma chronique de « Deathly »

**Je vous conseille de regarder la vidéo de cette chanson, qui m’a permis de comprendre de quoi il s’agissait.

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