Tommy ! L’opéra-rock de Pete Townshend et des Who ! Voilà la grande affaire du crépuscule des années 60. Et je ne pouvais pas mieux commencer la nouvelle décennie qu’en assistant au concert que les quatre garçons donnèrent au Théâtre des Champs-Élysées le 17 janvier 1970. Quels frissons extraordinaires le rock nous donnait, ces années-là !

Je ne vais pas me mettre à vous expliquer le « livret » de Tommy, tout le monde s’en fiche, aujourd’hui, mais il reste cette musique, que je réécoute tout en écrivant cette chronique. Certes, les arrangements sont datés, mais la musique de Pete est éternelle. Je vous confiais, dans une chronique passée que je n’avais jamais revu les Who sur scène, depuis la mort de Keith Moon. Oui, c’est vrai, pour eux, beaucoup plus que pour d’autres, je souhaite garder ces images, gravées dans ma mémoire : John, immobile, la tête tournée vers sa gauche, Roger, faisant tournoyer son micro, Keith, tenant ses baguettes comme aucun autre et tapant ses caisses comme personne, Pete, sautant, glissant, moulinant, chantant.

« We’re Not Gonna Take It » est la dernière chanson de Tommy, une sorte de final qui incorpore les thèmes de « Listening To You », ainsi que « See Me, Feel Me », un peu plus de 7 minutes d’un immarcescible bonheur.

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