Et de trois ! En effet, c’est la troisième fois, dans ce blog, que je consacre une chronique à la même chanson, par le même auteur-compositeur-interprète. Il y a eu la version de 2003, en studio, puis une version en public datant de 2006. Celle-là, la plus récente, date de 2009, et on la trouve sur l’album Lost Verses-Live.

Je vous demanderais donc de bien vouloir relire ce que j’écrivais dans ces deux chroniques antérieures, la version studio de Ghosts Of The Great Highway, puis la version en public que l’on trouve sur Little Drummer Boy.

J’esquivais la question de la « meilleure version » en avançant l’idée que ces différentes versions qui offrent à entendre des sentiments, des ambiances, des états d’âme assez différents, pouvaient tout à fait être appréciées, pour peu qu’on ait le souci de les harmoniser avec notre propre réceptivité du moment.

Cette version de 2009 est presque aussi satisfaisante que la version de 2006, et les différences entre les deux versions sont peu marquées. Cependant le tempo est un peu plus rapide, la chanson est nettement plus courte, et il me semble que Mark la chante d’une façon un peu plus détachée, comme si au fur et à mesure de l’accumulation des tournées, des concerts, quelque chose d’essentiel se perdait.

On peut rendre hommage à Mark pour ne pas tricher avec une authenticité qui s’émousse un peu. C’est toujours un magnifique auteur-compositeur, mais la fatigue de l’interprète commence à pointer son museau. Il nous reste, heureusement, les enregistrements…

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