Cette chanson, écrite par Ian McCulloch, figure sur l’album du même nom, qui est le premier album solo de Ian, après sa rupture avec Echo and the Bunnymen. Je ne me souviens plus du reste de l’album, que je n’ai donc pas réécouté, mais ce « Candleland » est une gemme.

Je vais d’ailleurs tout de suite dire quelques mots des deux autres personnes qui ont contribué à la réussite de « Candleland » ; il y a tout d’abord Elizabeth Fraser, la chanteuse des Cocteau Twins, et certainement l’une des plus belles voix d’Angleterre. Pour vous rafraîchir la mémoire, c’est elle qui chante, au sein de This Mortal Coil, la fabuleuse version du « Song To A Siren » de Tim Buckley ; et il y a, bien sûr, le producteur, celui qui s’occupe de la programmation des claviers, et qui joue de la basse, Ray Shulman, l’un des trois frères Shulman qui contribuèrent à faire de Gentle Giant l’un des plus grands groupes de toute l’histoire de la musique pop.

Avec trois personnes aussi talentueuses au service de cette chanson, il aurait vraiment fallu le faire exprès pour que ce soit raté. Mais Ian chante parfaitement bien cette mélodie dont l’introduction pourrait faire envisager une influence napolitaine ; mais non, McCulloch revendique haut et fort ses racines liverpudliennes. On ne peut qu’admirer la production de Ray Shulman, qui sait conserver la limpidité et la tendresse de cette chanson. Quant à la voix d’Elizabeth, elle me fait venir la chair de poule à chaque fois qu’elle s’insinue derrière celle de Ian. Grande chanson !

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