Je vous ai déjà raconté dans quelles circonstances j’avais assisté à un concert de Darlingside*. Mon admiration pour le quatuor de Boston ne se dément pas, et a même grimpé d’un cran quand j’ai appris que cette chanson d’Extralife, choisie, à juste titre, pour être éditée en « single » avait demandé six ans à Don et Auyon** pour être enfin finalisée ! Six ans ! Cette lenteur m’émerveille et je la chéris, là où d’autres s’enthousiasment que tel ou tel « tube » ait pu être écrit en une heure.

Ayant maintenant une vue d’ensemble sur le répertoire et l’évolution de Darlingside, il est clair qu’Extralife est un album plus inquiet, plus sombre, plus en phase avec « l’air du temps » que ce qui l’a précédé. Mais cette perception accrue de la réalité qui nous entoure n’a pas modifié, et c’est heureux, les choix stylistiques fondamentaux du groupe. Don Mitchell (le guitariste électrique à lunettes), Auyon Mukharji (violoniste et mandoliniste), Harris Paseltiner (guitare acoustique et violoncelle) et David Senft (basse électrique et grosse caisse) choisissent toujours de chanter autour de leur microphone « Louise ». Tout juste peut-on remarquer que l’électronique a fait un peu plus irruption dans leur instrumentation avec l’utilisation d’un adorable petit synthétiseur à touches.

Mais dans « Hold Your Head Up High », ce sont les instruments acoustiques qui dominent, un harmonica, une trompette et la guitare acoustique, prélude aux somptueuses harmonies dont les quatre garçons ont le secret. Il en existe également de nombreuses interprétations en public que je vous invite à retrouver sur les plateformes  vidéo, telles YouTube. Mais je ne serais pas complet si j’omettais de vous signaler que Spotify®***possède l’exclusivité d’une très belle version de « Hold Your Head Up High » dans laquelle le quatuor, sur un tempo très ralenti, simplement accompagné d’un piano, exalte la beauté de cette chanson.

*Voir « Singularity ».

**avec une petite aide de leur amie, Caitlin Canty.

***publicité gratuite.

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