« Le moins que je pouvais faire » c’était de ne pas abandonner cet album de Ron Sexsmith, « Cobblestone Runway », sans évoquer l’autre très belle chanson qui y figure*.

La mélodie, évidente et classique, portée par la voix de crooner fatigué de Ron, est déjà d’une qualité à faire verdir de rage la plupart de ses collègues compositeurs. Ron s’accompagne à la guitare acoustique et l’excellent producteur Martin Terefe ajoute ce qu’il faut de modernité avec des synthétiseurs qui savent rester discrets ; Glen Scott est à la basse et au piano, et Christer Jansson à la batterie.

Mais ce qui rend ce titre tout à fait magique, c’est la rentrée progressive, dans la seconde partie de la chanson, d’une chorale qui transforme cette chanson profane en un gospel. On se doit de citer tous les chanteurs qui y participent : Kim Fleming, responsable des  arrangements de ce chœur, en compagnie de M. Terefe, George Pendergrass, Chris Willis, Steve Crawford et Gale West.

Ce chœur élève littéralement cette chanson vers un niveau supérieur, un peu comme si Ron, qui avait commencé à chanter dans un club, finissait sa balade au beau milieu d’une église.

Je n’en ai pas terminé avec Ron Sexsmith.

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*voir ma chronique de « Gold In Them Hills« .

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