Get The Knack, le premier album d’un quatuor de Los Angeles, formé l’année précédente, est un excellent album, tranchant avec le reste de la musique qui s’écoutait à cette époque, bien produit par Mike Chapman (Parallel Lines de Blondie), une powerpop un peu comme celle que j’aimais tant écouter sur cet album des Records dont je vous ai tant parlé*…

Mais tout le monde se fiche de Get The Knack, (qui fut quand même n° 1 avant son glorieux single) car le premier single qui en fut issu, « My Sharona » fit oublier tout le reste. Si, en 1979, vous n’avez pas entendu « My Sharona », c’est que, de deux choses l’une, soit vous n’étiez pas né(e), soit vous n’écoutiez que Christophe ou Francis Cabrel.

Rendez-vous compte, il n’y a pas beaucoup de chansons qui deviennent Disque d’Or en 13 jours, ou Disque de Platine en 6 semaines !

Le très fameux riff de guitare avait été composé des années avant par le futur guitariste soliste du groupe, Berton Averre ; certains disent que c’est un peu « Gimme Some Lovin » (Spencer Davis Group – 1967) à l’envers, mais, si vous me permettez, ça m’évoque plutôt le « Pump It Up » du 2ème album d’Elvis Costello, This Year’s Model (1978).

C’est là qu’entre en scène le guitariste et chanteur de The Knack, Doug Fieger (1952-2010), fraîchement arrivé à LA après avoir connu le succès des années auparavant. Sa petite amie lui présente un jour la toute jeune (17 ans !) Sharona Alperin dont il tombe fou amoureux, au point que la moitié, au moins, des chansons de Get The Knack sont écrites en son honneur. La belle, qui était elle-même en couple, n’acceptera de succomber aux avances de Doug qu’une année plus tard, lorsque « My Sharona » entamera sa triomphale carrière. Au fait, si vous voulez savoir à quoi ressemblait Sharona, vous n’avez qu’à chercher la pochette du single américain ; oui, oui, c’est elle, en marcel, avec rien en dessous…

Pour un certain nombre de raisons sur lesquelles je ne m’étendrais pas, la critique et les journalistes ont détesté The Knack, et le groupe a fini par se séparer en 1982. Mais « My Sharona » est devenu un « classique » apprécié par des musiciens aussi différents que Bruce Springsteen ou Kurt Cobain. Et il y a une chose étonnante que j’ai découverte en faisant mes recherches en vue de rédiger cette chronique : « My Sharona » a été l’une des chansons qui a connu le plus de parodies et de détournements. Allez regarder ça, c’est rigolo.

Bien sûr, en écrivant cette chronique, j’écoute « My Sharona », en boucle, et j’adore cette chanson ; autant qu’il y a 40 ans.

*Voir mes chroniques consacrées à ce groupe britannique.

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