C’est toujours cet essentiel Whereabouts*qui nous fournit un autre air remarquable, « Riverbed ». Et pourtant, comme avec la plupart des compositions de Ron, on a l’impression que cette chanson a toujours existé, tant sa mélodie coule comme une eau pure. Des violons, et un banjo, parfaitement intégrés à l’ensemble viennent nous rappeler la maîtrise de Mitchell Froom et Tchad Blake lorsqu’il s’agit de construire un son. On pourra objecter que Ron n’est sans doute pas le plus grand parolier qui existe, ni, bien sûr, le plus grand chanteur, mais qui pourrait, comme lui, aligner sur le même disque une douzaine de chansons, dont aucune ne démérite ?

Quand Whereabouts, son 3ème album, est sorti, il avait 35 ans, et malgré la reconnaissance de ses pairs, était inconnu du grand public. Il a, aujourd’hui, 55 ans ; son 15ème album est sorti, je crois, il y a 2 ans, mais Ron Sexsmith reste toujours un parfait inconnu, pour le grand public.

*Voir mes chroniques « In A Flash » et « Still Time ».

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