Si on vous dit que « Third » est le meilleur album de Soft Machine, c’est vrai. Double album vinyle à l’origine, chaque musicien avait sa face et Moon In June est la face de Robert Wyatt.
Elton Dean, le saxophoniste n’apparaissant pas sur ce titre, on n’y entend que 3 musiciens. De plus, la 1ère partie (chantée) n’est l’œuvre que de Wyatt, celui-ci prenant également en charge le piano et la basse.
Ensuite, rentrent en action Mike Ratledge, avec ce son d’orgue Lowrey caractéristique, augmenté de « fuzz », et Hugh Hopper, le bassiste, lequel utilise également ce son distordu.
Et la voix et la batterie de Robert qui se baladent par-dessus tout ça et qui nous entraînent dans un morceau de plus de 19 minutes, beaucoup plus structuré et construit qu’il n’y paraît, fait de plusieurs thèmes qui se suivent, et qui, pourtant, ne retirent pas au morceau une certaine unité. Preuve en est les différentes versions « live » de Moon In June, parmi lesquelles je retiens, en particulier, une version datant de l’année précédente, et enregistrée à la BBC.

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