Je reviens* vers ces inépuisables Child Ballads avec « Tam Lin (Child 39) ». Je connaissais déjà cette très belle chanson dans l’interprétation qu’en donnait Fairport Convention en 1969 (Liege & Lief), mais, une fois de plus, Anaïs Mitchell et Jefferson Hamer raflent la mise, et donnent une lecture « américaine » de ces chansons anciennes. La première version écrite de « Tam Lin » date de 1549, et raconte l’histoire de Tam Lin qui est retenu prisonnier par la Reine des Fées jusqu’à sa délivrance par une femme qui l’aimera d’un amour sincère. Cependant le synopsis détaillé de la chanson est beaucoup plus compliqué et les variantes sont innombrables.

 Même si certains puristes peuvent s’en offusquer le timbre si particulier, clair et aigu, d’Anaïs se mêle avec une grande facilité à la voix moins projetée, mais parfaitement ajustée, de Jefferson.

Il faut les voir, dans les différentes captures vidéo de « Tam Lin », plus en studio que sur scène, d’ailleurs, échanger des regards, se mettre au diapason l’un de l’autre, en se regardant, tout en chantant et en jouant de la guitare. C’est très beau ; et ces images montrent à quelle qualité de communication deux grands artistes peuvent accéder par le biais de la musique.

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*Voir ma chronique de « Willie’s Lady« .

 

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