Si vous lisez régulièrement ce blog, le nom de Townes Van Zandt ne vous est pas inconnu*.

Et cette chanson est particulière car il s’agit de la toute première que Townes ait écrite , et qui est d’ailleurs parue sur son premier album, For The Sake Of The Song. Mais on la trouve aussi sur l’album Townes Van Zandt (1969), sur le Live At The Old Quarter, Houston, Texas, dont je vous ai déjà parlé, et sur l’album posthume, Far Cry From Dead.

D’abord il faut lire les paroles, car cette chanson est glaçante, et sans doute assez proche de la biographie de Van Zandt. Elle raconte tout, la route, la solitude, la douleur, la prison, la codéine, l’alcool, le jeu, les filles faciles, les parents terribles, toutes ces choses « plus faciles que de simplement attendre la mort dans son coin », tout ce qui conduira Townes à mourir à Nashville (Tenn.) le jour de l’An de l’année 1997. Et puis il y a sa voix, la voix d’un jeune homme déjà vieux et usé. C’est terrible, c’est ancré dans ce coin impossible des USA, et c’est universel, car ça parle à tous ceux pour lesquels la vie est trop difficile, c’est-à-dire beaucoup de monde.

Pour illustrer WATD, je vous ai mis un petit bout d’un documentaire qui s’appelle Heartworn Highway. On y voit la copine de Townes, Cindy, qui fait la vaisselle, et son vieux copain Seymour Washington qui écrase une larme en l’écoutant chanter. C’est pas du show-business, c’est la vraie vie de ces gens. Townes Van Zandt, qui était né dans une grande famille texane n’a pas choisi d’être chanteur, il ne pouvait pas faire autrement.

*Voir ma chronique de « Kathleen ».

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