Lors de la tournée que Neil fit, cette année-là, avec Crazy Horse, le monde avait changé. La vague punk avait balayé la plupart des dinosaures du rock, et, tous ces « vieux » n’étaient plus à la mode. Mais Neil n’était pas décidé à laisser la place sans combattre, d’où la sortie de ce 14ème album, Rust Never Sleeps, annoncé comme étant interprété par « Neil Young & Crazy Horse ».

En fait l’album est divisé en deux parties, les 5 premières chansons, acoustiques, avec 2 ou 3 musiciens de studio, et les 4 dernières avec Crazy Horse. C’est ce qui explique qu’il y ait deux versions de la même chanson, celle qui fait l’objet de cette chronique, et la version avec Crazy Horse, « Hey Hey, My My (Into The Black) qui clôt l’album.

Donc, sur MMHH (Out Of The Blue), paroles de Neil, musique de Jeff Blackburn, Neil est tout seul avec sa guitare et son harmonica ; la chanson est dédiée à Johnny Rotten, leader et chanteur des Sex Pistols, et est célèbre pour ses paroles : « It’s better to burn out Than to fade away »**, et, plus loin : « It’s better to burn out than it is to rust »***.

Ce sursaut d’orgueil de Neil Young lui vaudra les faveurs de Kurt Cobain, en particulier, et peut-être à un degré qui le mettra très mal à l’aise, dans la mesure où, d’une part, Neil avait essayé de contacter le leader de Nirvana quelques jours avant le 5 avril 1994, et, d’autre part parce que l’une des dernières lignes de la lettre de Cobain portait ces mots : « It’s better to burn out than to fade away » …

*Neil est né en 1945.

**Il vaut mieux se consumer que s’éteindre à petit feu (trad. personnelle)

***Il vaut mieux se consumer plutôt que rouiller.

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