Cette chanteuse danoise a été révélée avec un 1er album, « Philarmonics », sur lequel apparaît ce si joli titre.
La mélodie, d’une évidence enfantine (ce qui est une qualité revendiquée par Mlle Obel), et amenée par un piano qui n’a pas oublié Erik Satie, se déroule tout au long de la chanson, énoncée par la voix très personnelle, mais d’une grande sensualité, de la chanteuse.
Le refrain voit se déployer des chœurs, assurés par Agnes elle-même, très étudiés et d’une grande élégance.
On pense à Elliott Smith, dont elle reprend, en public, le « Between The Bars », et on salue cette entreprise qui fait, pour une fois, se rencontrer une pop délicate et sophistiquée, avec une reconnaissance publique extrêmement large, et tout à fait méritée.

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