De The Verve, groupe emblématique de la britpop, je ne connais que ce troisième album, Urban Hymns et je dois vous dire que je ne suis pas trop motivé pour explorer le reste… Mais il est impossible d’ignorer Urban Hymns, ou plutôt les 4 singles qui en ont été extraits*, vu que l’album s’est vendu, dans le monde, à 10 millions d’exemplaires. Cela dit, le succès a eu raison du groupe, et Nick McCabe, le guitariste soliste qui avait été rappelé spécialement pour cet album, est parti, tout de suite après. Avec tout ça, je n’ai pas vraiment eu envie, contrairement à mes habitudes de chroniqueur consciencieux, de réécouter l’intégralité de cet interminable album, dont il me semble que seuls ces 4 singles méritent de rester dans les mémoires.

C’est le single « qui n’a pas eu de succès » dont je vais dire quelques mots aujourd’hui : écrite par Richard Ashcroft, le flamboyant guitariste-chanteur du groupe, dont je m’étonne un peu que la suite de la carrière fût si désastreuse, produit par Youth, c’est une charmante et délicate balade, dans laquelle la voix de Richard est accompagnée par de jolies guitares, et beaucoup de violons (arrangés par Will Malone), sans oublier les autres membres du groupe, Simon Jones à la basse, Peter Salisbury à la batterie, et Simon Tong (guitare, claviers). Il ne reste peut-être plus grand chose de la britpop, mais ce qu’il en reste mérite à coup sûr d’être réévalué et de prendre une place, qui demeure importante, dans l’histoire de la musique populaire.

* »Bitter Sweet Symphony », « Lucky Man », « The Drugs Don’t Work » et « Sonnet »

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