Je reviens, évidemment, sur ce Shades In Bed des Records, car qui d’autre jouait cette « pop à guitares », en Angleterre, en cette année 1979 ? XTC, avec Drums & Wires ? Non, XTC s’intéressera à la powerpop bien plus tard. On ne pouvait donc compter que sur John Wicks, Will Birch, Phil Brown et Huw Gower, qui avec « Starry Eyes » nous offrent leur plus grand succès, même s’il faut beaucoup relativiser ce dernier terme. On doit d’ailleurs noter que la sortie américaine de « Starry Eyes » fut beaucoup plus lucrative, les Américains ayant une tradition powerpop bien plus solide que les Anglais.

La production de « Mutt » Lange est toujours parfaitement adaptée à son objet et fait ressortir avec une particulière acuité l’excellence de cette composition et la qualité du chant de Wicks et de ses amis, ce qui se confirme sur scène, terrain sur lequel The Records excellaient. Cela dit on entend bien que les 60’s sont loin, et la dureté de l’époque va de pair avec des paroles qui évoquent un divorce difficile. Totalement à contre-courant de l’environnement musical de son époque, Shades In Bed n’en demeure pas moins l’un des disques majeurs de 1979, et l’un des rares que l’on puisse encore écouter, 40 ans plus tard.

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