Il m’est arrivé, dans ce blog, d’aborder des œuvres qui ne relèvent pas directement du rock ou de la pop, et vous connaissez, par exemple, l’intérêt que je porte à la musique africaine, en particulier celle qui se joue au Mali. Salif Keita est l’artiste qui emporte mon admiration, au-dessus de tous les autres*, et c’est son quatrième album, Folon, qui se termine par cette perle éponyme.

Salif, comme dans la chanson précédemment évoquée, s’y accompagne à la guitare, dont il convoque le cousinage avec la kora. Les paroles, en langue malinké, évoquent l’oppression coloniale, et sont servies par une déchirante mélodie, encore sublimée, dans l’enregistrement en studio, supervisé par Jean-Philippe Rykiel, par un orchestre à cordes (ou plutôt, par un synthétiseur) qui lui ajoute beaucoup de profondeur.

Il existe, sur YouTube, un certain nombre de captations publiques de “Folon” ; je vous conseille de les visionner, elles sont toutes bouleversantes, car elles nous mettent en face du génie ─ le mot n’est pas trop fort ─ de Salif Keita.

Sur son album de 2009, La Différence, Salif Keita nous offre une version de “Folon” réorchestrée, mais toute aussi belle que l’originale.

*Voir ma chronique d'”Ana Na Ming”.

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